On l’avait quasiment oublié. Un des éléments phares de l’équipe nationale lors de la Coupe du Monde 2014 et la formidable épopée brésilienne, Nabil Bentaleb, a considérablement perdu de sa superbe footballistique depuis. Son départ de Tottenham Hotspurs, club qui l’a révélé, vers Schalke 04 n’a pas donné la dimension souhaitée à sa carrière. Après avoir passé trois ans et demi en Allemagne, il revient vers la Premier League par la porte de Newcastle United sous la forme d’un prêt de 6 mois. Uns sortie du placard qui pourrait lui permettre, dans l’idéal, de retrouver son niveau et, par extension, envisager un retour en sélection.

A 25 ans, Bentaleb peut légitimement espéré revenir au premier plan. Pour cela, il a opté pour la Premier League. « Le projet m’a vraiment intéressé. Je voulais absolument revenir en Premier League. L’entraîneur avait aussi une certaine confiance en moi, je l’ai vu tout de suite […] Je pense que Newcastle c’est le choix parfait pour moi », a expliqué le milieu de terrain au site officiel de l’actuel 12e du championnat anglais. Steve Bruce aurait, manifestement, insisté pour s’attacher le service de l’ancien « Spurs » qui connaît parfaitement les exigences du football au pays de « Sa Majesté » pour avoir joué un total de 46 rencontres avec la tunique de Tottenham entre 2013 et 2016 dans la BPL. Toutes compétitions réunies, il a eu le temps de cumuler 66 apparitions pour 1 réalisation et 5 offrandes.
Le « comeback » sur des terres qu’il connaît bien devrait lui permettre de retrouver du temps de jeu. Surtout qu’il a connu une fin très compliquée avec la formation de la Ruhr où il avait pourtant eu deux tiers de l’exercice écoulé bien aboutis avec 34 rencontres disputées pour 8 buts marqués. La plupart sur penalty dont il était le tireur attitré.
Sortie du placard
C’était avant de connaître des soucis physiques (deux opérations au niveau des adducteurs et le genou). Après cela, il a été rétrogradé chez la réserve par sa direction. Pour cet opus 2019-2020, il n’a pas eu la moindre minute en Bundesliga. En décembre dernier, il a évoqué cette situation dans un entretien accordé au magazine « Onze Mondial ».
« Concrètement, ils ne veulent pas que je m’entraîne avec le groupe. Ils ne veulent pas que je sois lié de près ou de loin au groupe. Quand je dis « ils », je parle de la direction et non de l’entraîneur. En gros, j’attends une porte de sortie. J’ai montré toute ma volonté, toute ma bonne foi. On m’a mis avec l’équipe B, j’ai continué à travailler. Les entraîneurs et directeurs de la deuxième équipe ne font que mes éloges, ils ont parlé positivement sur moi. Mais il y a quelque chose qui bloque, qui a été cassé.
Je ne sais pas ce que c’est. Cela ne vient pas de moi, mais de leur côté. De ce fait, ils font en sorte que je ne sois pas lié de près ou de loin au groupe », avait-il raconté.
Objectif : retrouver son niveau et l’EN
Aujourd’hui, il a eu un « pass » et il essayera de montrer qu’il est toujours capable d’évoluer au plus haut niveau. Comme enjeu primordial, il aura une place à se faire dans l’entre-jeu des « Noir et Blanc » et convaincre les supporters du St James Park pour les 6 mois à venir. Ça l’aiderait à pousser les dirigeants de « The Toon » à lever l’option d’achat fixée à 10 millions d’euros. Entretemps, il pourrait prétendre une nouvelle opportunité avec les « Fennecs » où le milieu de terrain a besoin d’un renfort de qualité avec le prochain départ en retraite d’Adlène Guedioura.
La qualité de « box to box » de Bentaleb reste indéniable et vêtit une sérieuse importance dans le football modern. Reste seulement à persuader Belmadi, sélectionneur de l’EN, de l’intégrer dans ses plans futurs. Connaissant Bentaleb, ce scenario n’est pas impossible. D’autant plus que le coach d’ « El-Khadra » martèle souvent que la porte reste ouverte pour tout élément qui se montre performant et adhère à la mentalité et la discipline au sein du groupe Champion d’Afrique.n