On pourrait dire qu’on a perdu un trophée et gagné une équipe. Mais le scénario de la finale de la Coupe arabe des nations U20 entre l’Arabie saoudite et l’Algérie peut susciter de nombreux regrets et de la frustration.
L’EN juniors pouvait remporter une coupe que les Saoudiens ont soulevée après un succès 2 buts à 1.

Par Mohamed Touileb
Les «Verts» ne pouvaient pas entamer la partie de plus mauvaise façon. Dès la 3e minute, sur une erreur défensive, les Saoudiens ont pu ouvrir la marque par l’intermédiaire de Mossab Eldjouir. Sous un soleil de plomb et une température avoisinant les 37 degrés, les Algériens ont eu beaucoup de mal à entrer dans le match.
Boulbina a essayé, encore et encore…
Beaucoup de flottements ont été enregistrés dans la défense Dz. A la 11e minute, Abdellah Zeyd a failli faire le break mais il n’a pas trouvé le cadre. Quatre minutes plus tard, il obtiendra un penalty que le gardien Nabil Ouennas sort magistralement pour laisser nos jeunes «Fennecs» dans la partie.
Ses camarades remettront, petit à petit, le pied sur le ballon. Peu après la demi-heure de jeu, à la 33e minute plus exactement, Adel Boulbina botte un coup franc lointain. A 35 mètres, le sociétaire du Paradou envoie une lourde frappe venue s’écraser sur la transversale adverse.
A la 38e minute, le Paciste s’essaye de nouveau sur cet exercice. Mais son tir travaillé a été détourné par le keeper des «Faucons». En feu, le milieu-offensif, s’amuse avec deux adversaires aux abords de la surface. Il feinte du droit et met s’essaye du pied gauche obligeant Oussama El Mermech à sortir un nouveau sauvetage.

… et il a été récompensé
Toujours dans les bons coups, Boulbina tente de se transformer en passeur. Après un joli numéro sur le côté gauche, le joueur de 17 ans centre mais personne n’était là pour reprendre. C’était la dernière tentative en première période que nos jeunots ont bien fini sans parvenir à niveler la marque.
Pour commencer la deuxième manche, l’entraîneur Mohamed Lacette a décidé d’incorporer Mohamed Rafik Omar, son joker de luxe de la demie, à la place de Massil Adjaoudi. Double buteur contre la Tunisie, le natif de Bordj Ghedir était attendu pour essayer de décanter la situation en faveur de l’Algérie.

Le mauvais marquage qui coûte la coupe
Mais c’est Boulbina, déjà chaud, qui parviendra à égaliser à la 54e minute en reprenant un centre de Mehdi Touenti. Avec une météo plus clémente et l’ombre venue recouvrir le stade des Forces aériennes (30 juin) au Caire, les protégés de Lacette ont montré plus de maîtrise. Ils ont littéralement mis les pieds sur le ballon contre des Saoudiens qui n’ont pas trouvé quoi faire face au bagage technique de Titraoui et ses compères.
Alors que l’équipe nationale semblait proche d’ajouter un second but, l’adversaire l’a surprise sur un corner. Étrangement seul dans l’axe, Mohamed Souleymane a redonné l’avantage aux siens contre le cours du jeu. Le marquage sur corner était très mauvais. Un instant de déconcentration payé cash à la 77e minute. Cette réalisation a scié les jambes de Salah Bendris et ses coéquipiers. Ils ne parviendront pas à revenir à hauteur de Saoudiens une seconde fois. La belle aventure s’achèvera avec une médaille d’argent. Ce n’est pas trop mal. Mais on aurait pu aspirer à mieux. Le football est parfois injuste et cruel. <