C’était un gros test et l’équipe nationale a sorti un gros match. Elle n’a pas fait dans la dentelle contre la Colombie mardi au stade Pierre-Mauroy à Lille (France) en amical. Un large succès 3 buts à 0 en marge duquel les «Verts» ont montré solidité et solidarité sans failles. Une victoire qui leur a permis d’aligner un 16e match sans défaite et, comme souhaité par le sélectionneur Djamel Belmadi, d’«assumer leur rang de Champion d’Afrique » face à la 9e équipe au classement FIFA.

Le recherche constante de progression et là. Le driver de l’EN était content de la prestation de ses poulains face aux «Cafeteros». Toutefois, il n’a pas manqué de noter qu’«il y a beaucoup de travail. Le deal, avec les joueurs, c’est de garder cette envie, de repousser nos limites. Notre environnement doit être compétitif.» Pour lui, «On est loin d’être parfaits. On peut être mieux organisés, faire plus mal, avoir un jeu plus fluide. On n’est pas encore en Coupe du monde. En mars, les matches vont arriver. Ceux en Afrique seront très difficiles. Il n’y a plus de petites nations.» Belmadi fait abstraction à l’euphorie pour rester lucide dans son analyse. Une mentalité de bosseur et une exigence à toute épreuve. Pour le premier responsable de la barre technique : «le succès amène de la confiance. Je préfère ce mot. On a certaines certitudes dans la manière de défendre et de préparer nos matches. Je vois que les joueurs sont capables d’appliquer ces consignes. Par exemple, ce soir, si on laisse Sanchez ressortir le ballon côté droit, avec Cuadrado à son vrai poste dans ce couloir, la Colombie peut faire mal. Cela a été étudié et travaillé et on n’a pas vu la Colombie dans ce registre. Mais notre but ultime reste la qualification en Coupe du monde 2022.»

Le coffre-fort a éclaté
Privés de trois éléments importants, à savoir Radamel Falcao et James Rodriguez outre Ducan Zapata, les Colombiens ont rarement été dangereux. Et quand ils ont pu créer les décalages, le portier Raïs M’Bolhi était infranchissable sur sa ligne pour les empêcher de scorer. Notamment après la demi-heure de jeu quand il avait sorti deux parades en l’espace d’une minute (34e et 35e). En parlant d’inviolabilité, l’adversaire du soir donnait l’impression d’avoir un verrou très difficile à sauter. En effet, sur les 9 dernières sorties, les poulains de Carlos Queiroz n’ont encaissé que deux buts enregistrant 8 clean-sheets. Seuls les Brésiliens ont pu les tromper à deux reprises. C’était en amical le 07 septembre écoulé.
Pas de quoi impressionner «El-Khadra » qui aura réussi à faire trembler les filets d’Ospina par trois fois. En présence du quatuor défensif habituel emmené par le sociétaire de Tottenham Hotspurs Davinson Sánchez Mina, il faut le noter. Un doublé de Riyad Mahrez (20e et 65e) aussi passeur décisif pour Baghdad Bounedjah, auteur de l’ouverture du score (15’), pour signer un très joli succès au moment où il y avait beaucoup d’attentes. Surtout après que la RD Congo avait tenu Islam Slimani & Cie en échec (1/1) jeudi dernier. Ainsi, les « Guerriers du Sahara» ont rassuré leur public en sortant une prestation solide malgré le prestige de l’adversaire du jour. Même Queiroz, entraîneur des Latinos a reconnu que Mahrez et ses compères ont été supérieurs dans ce duel amical : «C’est une équipe qui joue très bien avec une grande maturité. Ils jouent ensemble depuis longtemps et ils ont de très bons joueurs», a déclaré celui qui était aux commandes de l’Iran il y a un peu plus d’un an en ayant une mention particulière pour Mahrez qui «a fait la différence pendant le match.» Le technicien portugais a été fair-play malgré la facture salée de la soirée.