La sélection algérienne d’athlétisme handisport, qui vient de terminer les Jeux Mondiaux 2019 de l’IWAS (handicapés moteurs et cérébraux) de Sharjah (Emirats arabes unis) à la 2e place, est renforcée par deux autres athlètes afin de prendre part au Grand Prix d’athlétisme de Dubaï, prévu du 24 au 27 février en cours.

Composée de 10 athlètes, la sélection algérienne de handisport a terminé les Jeux Mondiaux de Sharjah à la 2e place en arrachant 23 médailles (13 or, 7 argent et 3 bronze). La première place au classement général est revenue aux Emirats avec un total de 47 médailles (15 or, 18 argent et 14 bronze), alors que la Thaïlande a pris la 3e place du podium avec une moisson de 30 breloques (11 or, 14 argent et 5 bronze).
La compétition a regroupé près de 500 athlètes de 50 pays, engagés dans les quatre disciplines inscrites au programme (athlétisme, natation, badminton et tennis de table). Là, il est important de signaler qu’en réalité, ces Jeux Mondiaux 2019 de l’IWAS (handicapés moteurs et cérébraux) ne sont pas homologués par le Comité international paralympique (IPC). D’ailleurs cette année, cette compétition a été caractérisée par le manque de catégories au moment où le nombre des engagés dans certaines épreuves n’était pas réglementaire. Et au lieu d’annuler purement et simplement celles-ci, les organisateurs ont préféré jumeler des classes et utiliser, en finale, la table de cotation.

Dubaï pour réaliser  les minimas
En d’autres termes, cette compétition ne permet aux athlètes que d’arracher des médailles et l’utiliser comme moyen pratique de préparation. C’est ainsi que les dix Algériens engagés dans ces joutes dont les médaillés ont saisi l’occasion pour bien se préparer à la veille du Grand Prix d’athlétisme de Dubaï qui débutera demain. Et c’est la raison qui a poussé les responsables de la Fédération algérienne de handisport (FAH) à laisser les athlètes algériens et leurs staffs aux Emirats pour prendre part à ce Grand Prix d’athlétisme de  Dubaï. Les dix athlètes seront rejoints sur place par les internationaux Mohamed Berrahal (moteur) et Lynda Hamri (longueur et sprint). Ce Grand Prix de Dubai, consacré aux épreuves et de l’athlétisme tous types de handicaps est une épreuve reconnue par l’IPC d’autant qu’elle permet aux athlètes d’arracher des points en vue du prochain reclassement qualificatif aux Jeux Paralympiques de Tokyo-2020. C’est donc en quête des minimas que nos athlètes abordent cette compétition, eux qui manquent cruellement de compétitions. Encore faut-il bien rappeler que les Jeux Mondiaux de Sharjah constituent une des toutes premières compétitions internationales pour les athlètes de l’équipe nationale depuis le dernier Championnat du monde de Londres en juillet-2017. Et ce manque de compétition risque de couter très cher à nos athlètes dans ce Grand Prix de Dubaï face à des concurrents mieux préparés.

Crise au sein  de la FAH
Le bras de fer entre certains membres du bureau fédéral et l’actuel président de la Fédération algérienne de handisports perdure depuis l’année dernière. Et c’est ce qui se répercute directement sur les athlètes internationaux.
Des membres du BF ont même saisi le ministre de la Jeunesse et des sports pour dénoncer, selon eux, la mauvaise gestion de l’instance fédérale algérienne.
De plus, des athlètes leur ont emboité le pas en écrivant au ministre pour l’informer du manque de compétition dont ils souffrent dont l’histoire des finances, qui, pour eux, est d’importance capitale pour leur assurer une bonne préparation et par la même, de leur permettre d’améliorer leurs performances et la classification de notre pays à l’échelle régionale, continentale et internationale.

Le MJS saisi
A titre d’exemple, sous l’ancien président, Rachid Haddad, actuellement membre du BF contestataire, les athlètes avaient bénéficié de stages dont un en Afrique du sud et un autre au Kenya. Pire encore, cette situation ne concerne pas seulement l’athlétisme, mais elle touche aussi d’autres spécialités.
Ainsi, les athlètes du goal-Ball doivent préparer le tournoi qualificatif aux Etats-Unis cette année, mais ils ne sont pas sûrs de participer faute de finances.
La situation du judo pour non-voyants est pire : aucun championnat national n’est organisé depuis 2 ans. Les athlètes ont écrit des lettres au ministre pour l’informer mais, en vain.
D’ailleurs, la sélection algérienne de judo n’a plus de sélectionneur depuis la démission de Belkacem Rezki après le dernier Mondial de Londres faute de moyens pour atteindre les objectifs tracés.
Celui-ci s’occupe actuellement des jeunes talents. Les judokas eux, sont bien inquiets, car comme les judokas valides, les compétitions leur permettent d’engranger des points afin d’être bien classés et ainsi pouvoir se voir qualifier aux prochains Paralympiques… n