Les amateurs de suspense devront repasser. Tout semble écrit pour ce qui est de la succession de Kheireddine Zetchi à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF). En effet, il n’y a qu’un seul candidat au poste et il s’est autoproclamé comme candidat de l’Assemblée. Il s’agit de Charaf-Eddine Amara qui devrait, selon toute vraisemblance, être plébiscité lors de l’Assemblé générale élective (AGE) qui se tiendra aujourd’hui à l’hôtel Sheraton (Alger).

Par Mohamed Touileb
Un fauteuil vacant, un candidat, l’équation est simple et vite résolue : l’unique postulant sera le nouveau président. Ça ne pourrait être autrement tant le scénario a été établi préalablement. Le prétendant était confiant : « Je suis le candidat de l’AG, il y a Bahloul, Benhamza qui se présentent avec une liste, et d’autres, et si on n’a pas l’unanimité, on a au moins la majorité très importante», avait déclaré Charaf-Eddine Amara. Prémonitoire.
Pourtant, il aurait pu être déclaré inéligible…
Pour lui, c’est une campagne gagnée d’avance et un avènement inévitable aux commandes de l’instance fédérale que Zetchi a été contraint de laisser vacantes. Son successeur a été désigné par les autorités. Même ceux qui voulaient se porter candidats ont décidé de se retirer. Cette AG ne sera pas élective sur le fond mais plutôt désignative. Les pratiques restent les mêmes bien que la tête de gondole changera.
En tout cas, Amara se décrit comme « un passionné de football, comme pratiquement tous les Algériens » en rappelant qu’il « préside avec honneur, un très grand club de football en Algérie (le CR Belouizdad), je suis un fils de cette société et je viens dans le foot car je suis un observateur et un acteur du monde du football, je souhaite que les choses aillent mieux dans notre pays dans ce domaine, et je veux apporter ma contribution.»
Le fait qu’il ne soit actif dans le football circus que depuis un peu moins de 3 ans n’a pas empêché la validation de sa candidature sachant qu’il est requis qu’un postulant ait cumulé 5 ans ou plus dans le milieu de la balle ronde. Sur cette anomalie, Abdelmadjid Yahi, président de la Commission de candidatures, avait indiqué qu’il y avait « transgression des statuts ». Mais le dossier d’Amar a bien été validé par la suite. Une décision qui vient de là où tout se décide.

Axes du programme : réforme – modernisation – performance
La somme de tous ces éléments indique, si besoin, que les jeux sont déjà faits. Pour celui qui sera inévitablement le prochain boss de la balle ronde Dz, « c’est une phase historique qui impose, plus que jamais, à notre grande famille du football de vivre dans la sérénité et la fraternité nécessaires à la volonté partagée d’engager de nouvelles et inexorables réformes consensuelles », comme noté dans une lettre adressée aux membres de l’AG de la FAF.
Amara fait du « débat inclusif et la quête du consensus le plus large » les « marques permanentes » d’un mandat dont la devise est « réforme – modernisation – performance » et qui lui est déjà promis puisque les pouvoirs publics sont derrière sa nomination.
Un quadriennat olympique qui sera, inévitablement, tributaire de la qualification à la Coupe du Monde 2022 au Qatar.
La réussite de cette campagne sera le garant principal pour instaurer la stabilité et la sérénité. A défaut, les détracteurs, qui se coucheront sans surprise lors du scrutin, referont surface. Comme c’était le cas avec Zetchi.