Ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) entre 1993 et 1994, un passage au Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et ex-footballeur et international algérien, Mouldi Aïssaoui connaît parfaitement l’univers du sport et du football. Problème, il a 75 ans et sa vision des choses pourrait ne pas correspondre aux exigences modernes de la balle ronde. Malgré cela, le voir atterrir aux commandes de la FAF est une éventualité à prendre sérieusement en compte.

Par Mohamed Touileb
Avec Charaf-Eddine Amara qui a affirmé qu’il laisserait les manettes de la FAF vacantes incessamment, certaines se replacent déjà pour s’asseoir sur le fauteuil du président et lui succéder. Parmi eux, on retrouve Mouldi Aïssaoui (75 ans) qui fait partie de l’actuel Bureau Fédéral (BF) que le président veut traîner dans sa chute.

La carte Belmadi en atout
Et, selon des indiscrétions, Aïssaoui a une sacrée carte à jouer pour convaincre les Autorités de le «parachuter» à la tête de l’instance. Il ne faudra peut-être pas chercher très loin pour trouver le prochain patron de la FAF. Alors que l’inoxydable Amar Bahloul joue des coudes pour profiter des malheurs d’Amara et se rapprocher du trône fédéral, il y a Mouldi Aïssaoui (un temps joueur à l’USM Alger et sélectionné à 5 reprises chez l’EN entre 1969 et 1971) qui a pris les devants pour briguer la présidence. Ainsi, ce dernier a pris contact avec Djamel Belmadi afin de le convaincre de continuer l’aventure avec un contrat longue durée qui s’étend jusqu’en 2026. Si sa démarche aboutit, ça sera une stratégie redoutable. Cela donnera de l’épaisseur à l’hypothèse de le voir revenir à la tête de l’instance qu’il a déjà dirigée entre septembre 1993 et juillet 1994.

Fin tendue pour son premier passage à la FAF
D’ailleurs, ce bref passage était marqué par une fin très tendue. Démis par Sid-Ali Lebib, ministre de la Jeunesse et des Sports à l’époque, Aïssaoui avait même décidé de prendre les clés de son bureau à la FAF en guise de protestation contre son éviction. C’est pour dire que sa sortie n’était pas sans vagues. Et cela fait ressortir le caractère conflictuel de cet homme.
Aussi, en parlant du MJS, on peut noter qu’Aïssaoui avait géré le Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Il faisait partie du gouvernement concocté par Ahmed Ouyahia en 1996. Ce pedigree pourrait correspondre aux décideurs. Son profil ferait-il le consensus avec le coach de l’équipe nationale ? Cela est une possibilité. Même si en tant qu’ancien joueur il pourrait s’immiscer dans les choix de Belmadi.
Tout ce que ce dernier n’aime pas. Mais, pour décrocher le poste, Aïssaoui pourrait renoncer à cette habitude qui serait préjudiciable pour ses rapports avec le sélectionneur. La somme de tous ces éléments fait que le voir succéder à Amara soit fortement envisageable.