La liste des décès et des contaminés continue de s’allonger et la psychose est bien là. La Covid-19 aura tué, affaibli, tellement de citoyens, et ne compte pas encore s’arrêter là. Toutes les familles algériennes, quasiment sans exception, en subissent les dégâts. Une souffrance destructrice à tous les niveaux.
Face à cette catastrophe qui ne cesse de s’amplifier, la société civile essaye de trouver des solutions. C’est loin d’être suffisant, mais la solidarité est bien là. Un élan citoyen salvateur venu pallier la défection d’un système qui est désormais face à sa triste réalité : il est totalement dépassé. L’histoire retiendra que les citoyens algériens se sont sentis totalement abandonnés dans une période de crise qui n’avait rien d’un «effet surprise». Au moins depuis la fin de la première vague de la pandémie, il était clair qu’il fallait s’attendre à d’autres «soubresauts» du virus, et donc d’anticiper.
Mais il n’est pas trop tard. Il est toujours possible de sauver de nombreuses vies, et d’éviter la souffrance aux malades. Il faut ainsi réveiller les consciences de ceux qui ont toujours couru derrière les avantages et les postes de responsabilité. L’occasion de rappeler qu’en Algérie, il y a 58 walis, 548 chefs de daïras, 1541 présidents d’APC et 407 députés. Le choix de «désignation» n’est pas fortuit. Il s’agit ici de ceux qui, de par leur statut, sont théoriquement les plus proches des citoyens. Il s’agit bien de 2554 (en faisant la somme) de représentants de l’Etat dont la visibilité (mis à part quelques exceptions) est quasiment nulle. Les blocages et les dysfonctionnements peuvent bien expliquer leur incapacité à trouver des issues, mais en ces temps de mort et de maladie, les excuses ne peuvent plus être acceptées.
Une crise, quelle soit sanitaire ou autre, ne peut pas être mise dans la case des «imprévus» quand tellement d’institutions existent pour, effectivement, se préparer à tous les scénarios. L’urgence implique de trouver des solutions dès maintenant, et non pas attendre que la débâcle soit totale.
La pandémie n’est pas une leçon à conjuguer au futur. Le salut commence par changer de paradigmes et de vision. La passion de la vie a toujours dépassé les aléas …

NB : L’image en haut représente une scène de la série télévisée américaine « The OA » dans laquelle des personnes « retenues », et vivants entre proximité et promiscuité, durant plusieurs années, ont créé, ensemble, une série de mouvements qui leur permettra d’ouvrir un portail…