Les cours du pétrole brut, WTI en tête, progressaient fortement hier lundi, les investisseurs retrouvant un peu d’optimisme à propos de la demande chinoise grâce à l’absence de nouveaux cas de Covid-19 d’origine locale signalée par Pékin sur son sol.
Peu avant 14H20 GMT (16H20 HEC), le baril américain de WTI pour le mois d’octobre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, grimpait de 5,07% par rapport à la clôture de vendredi, à 65,29 dollars.
Celui de Brent de la mer du Nord pour livraison le même mois gagnait quant à lui 4,88%, à 68,36 dollars.
Les cours des deux contrats de référence de part et d’autre de l’Atlantique restent cependant inférieurs à ceux de lundi dernier, après avoir subi vendredi leur plus lourde perte hebdomadaire depuis fin octobre.
La Chine, confrontée ces dernières semaines à un rebond épidémique lié à la souche Delta, n’a fait état lundi d’aucun nouveau cas de Covid-19 d’origine locale sur son sol, ce qui constitue une première depuis le 16 juillet et laisse à penser que la propagation est contenue.
C’est un «bon signe» pour la demande de brut, estime Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, la Chine étant le deuxième consommateur mondial de pétrole après les États-Unis, et le premier importateur.
La Chine suit une politique de tolérance zéro vis-à-vis du virus et s’empresse d’endiguer les nouveaux foyers, à un moment où le variant Delta, plus contagieux, sévit notamment en Birmanie voisine.
Les confinements et autres mesures de restrictions de déplacements des biens et des personnes sont particulièrement préjudiciables à la consommation de brut.
«L’exemple de l’Inde», frappée au printemps par une vague meurtrière de Covid-19 et dont la consommation d’or noir se redresse, «montre à quelle vitesse la demande se redresse une fois les restrictions levées», a continué M. Fritsch.
Le recul du dollar, de l’ordre de 0,34% face à un panier de monnaies, portait également les cours du brut, ces derniers étant libellés en billet vert.
Le marché commence par ailleurs à se tourner vers la prochaine réunion de l’OPEP+, cartel composé des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de dix alliés, la semaine prochaine.
Le groupe a décidé le mois dernier de continuer à augmenter modestement sa production, après l’avoir drastiquement réduite l’an dernier pour contrecarrer la chute de la demande et des prix.