L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) lance un appel à participation destinée aux artistes afin d’assister à un atelier d’art digital, une première du genre,  organisé par l’Agence à la villa Dar Abdelatif du 23 au 26 février prochain. Les candidats et artistes intéressés devront envoyer leur  demande à participation par mail   workshop.artdigital@gmail.com avant le 20 février prochain, afin d’assister à ce workshop, encadré durant quatre jours par les artistes digitales canadien et algérien Remi Lapierre et Samy Lamouti. Il est précisé dans le communiqué parvenu à la Rédaction que l’atelier serait ouvert en priorité aux artistes ayant déjà une certaine expérience, « des connaissances nécessaires des logiciels 2D ou 3D, montage vidéo ou photographie ».
Tout en les invitant à se munir de leurs outils informatiques, l’Aarc a aussi fait savoir que l’atelier donnera « le temps d’apprendre les bases théoriques, pratique et support technique et opérationnel dans la production et création d’œuvres artistiques numériques immersives (Mapping Video) ».
Cette formation serait clôturée par la « production d’une œuvre », détaille ainsi le communiqué, ajoutant que le contenue du workshop et certaines techniques qui seront abordées par les deux encadreurs « introduction, perfectionnement aux techniques de rendu en temps réel, réalité virtuelle et de mapping 3D « 
Contactés hier, les organisateurs de cet atelier nous expliquent que l’atelier ne pourrait accueillir qu’une quinzaine d’élèves. Ils nous précisent aussi que la motivation d’une telle initiative, dédiée à une forme d’expression artistique encore considérée comme « nouvelle » dans le champ artistique algérien,  est la proposition de l’artiste Samy Lamouti.
Cette expérience première du genre   a été rendue possible suite aux rencontres et à l’expérience acquise en juillet dernier lors de la résidence « MAAEN ». Une manifestation culturelle, durant laquelle la question de l’art digital avait était abordée et développée par plusieurs artistes. Il nous est ainsi précisé que l’artiste algérien «était présent lors de la résidence  MAAEN, où il avait déjà encadré des artistes (…) Nous sommes tombés d’accord pour l’organisation de ce premier atelier. Et c’est lui qui nous a proposé la participation de l’artiste canadien Remi Lapierre, pour accueillir davantage d’élèves et aller plus loin dans la formation ». Annonçant par ailleurs que cette résidence serait la première du genre à se consacrer exclusivement aux arts digitaux. Sa mise en place est considérée comme une nécessité pour le développement d’un savoir-faire présent au quotidien, « les nouvelles technologies sont aussi un instrument de la nouvelle ère des arts (…) et le développement de l’art digital est de plus en plus important pour les artistes graphistes et visuels de manière générale ».
Les responsables de l’Aarc, espèrent par ailleurs «la pérennisation de ce type de formation (…) qui s’adressera à l’avenir à d’autres profils, notamment, aux techniciens du cinéma».