L’année 2021 sera synonyme de plusieurs changements dans le quotidien des Algériens. Les annonces se font de plus en plus nombreuses pour les préparer aux retombées. La sortie, hier, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) sur l’abandon progressif de la distribution d’essence super à partir de janvier prochain en est une. Les répercussions vont se faire sentir chez plusieurs citoyens, entreprises et administrations. Au-delà de l’aspect environnemental, avec la réduction du recours à un carburant polluant, en attendant le gasoil et le diesel, ce changement – s’il se concrétise – semble être une concrétisation des recommandations d’un homme. Il s’agit de Chems Eddine Chitour, le ministre actuel de la Transition énergétique et des Energies renouvelables. L’abandon de l’essence super est une action du programme qu’il défend depuis des lustres et qu’il compte appliquer, comme il l’a répété à plusieurs reprises. Ce sera avant tout un pas en avant pour la promotion du GPLC (gaz de pétrole liquéfié carburant) et du GNC (gaz naturel comprimé). Deux carburants propres, qui en plus de leur importance pour le processus de protection de l’environnement, seront surtout une des solutions pour diminuer le poids du coût de l’énergie fossile sur les budgets de l’Etat. En ligne de mire, revoir à la baisse les 2 milliards de dollars annuels déboursés pour l’importation de carburants. D’ailleurs, il faut s’attendre à d’autres décisions, concernant le gasoil et le diesel, d’ici la fin de l’année.
Ces changements programmés entrent dans le cadre de la nouvelle politique énergétique gouvernementale et dont le fer de lance est Chems Eddine Chitour. Ce dernier semble ainsi déterminé à mettre en œuvre les idées qu’il a tant défendues quand il était dans le «camp d’en face».
Un programme bien ambitieux qu’est cette application, sur le terrain, de la transition énergétique. L’enjeu est énorme. La crise économique et l’importance de la protection de l’environnement impliquent de nouveaux paradigmes.