Décidément, les contradictions des responsables des clubs mettent le staff technique des Verts, composé du trio Madjer-Menad-Ighil, dans une situation délicate où l’enjeu principal est justement la préparation de ses joueurs locaux.

D’une part, des dirigeants des clubs n’ont cessé, du temps de l’ex-président de la FAF, Raouraoua, de demander l’encouragement des joueurs locaux dans la perspective de les titulariser dans la sélection composée en majorité de joueurs expatriés.

Et d’autre part, des dirigeants de club fustigent Madjer et son staff pour avoir convoqué plus de trois joueurs de leur club et de n’avoir pas convoqué le moindre de leur joueur allant jusqu’à remettre en cause l’organisation des stages mensuels des locaux.
En effet, on se rappelle que lors du premier stage des locaux, du mois de décembre dernier, le président de l’USMA, Haddad, avait critiqué Madjer pour avoir convoqué 6 joueurs de son équipe nuisant, selon lui, à la progression de son club.
Cela s’est passé lors du dernier symposium sur le « renouveau du football algérien » ! Par la suite, c’est au tour des responsables de la JS Saoura de critiquer Madjer pour n’avoir pas convoqué le moindre de leurs joueurs alors que leur club a terminé la phase aller à la deuxième place du classement général.

Remise en cause des choix de Madjer
Plus grave encore, et aux dernières nouvelles les choix du coach principal des Verts, Rabah Madjer, ont été sévèrement critiqués par des membres du bureau fédéral en réunion. D’une manière générale, c’est le choix discutable de Madjer qui est remis en cause d’autant qu’ils font aussi remarquer qu’il y a bien absence totale de contact entre eux et le coach des Verts ainsi que ses adjoints.
Du côté du staff technique, les spécialistes et observateurs comprennent bien que celui-ci convoque tout joueur susceptible d’apporter un plus chez les Verts. Le nombre importe peu car, faut-il noter que si le président de l’USMA a la possibilité d’engager dans l’effectif de son équipe les meilleurs joueurs des deux championnats professionnels Ligue 1 et 2 compris, il est donc tout à fait normal que Madjer puise de cet effectif justement. Et là, une question s’impose : veut-on assurer l’évolution de son club où l’utiliser justement pour l’image de marque du football algérien ? De plus, Madjer qui a fait des joueurs locaux son cheval de bataille pour « révolutionner » la sélection algérienne, procède par étape et donc est toujours dans la « prospection » des joueurs locaux. D’où l’idée de convoquer certains des plus « connus », dont ceux de l’USMA et de l’ES Sétif, par exemple, alors que les joueurs de la JS Saoura ne figurent nullement dans ses premières listes. Or, il se trouve qu’il avait convoqué les joueurs les plus « connus » pour les voir lors du match amical prévu contre les Emirats arabes unis avant que celui-ci ne soit reporté.
Madjer ne cesse de préciser que « les portes de la sélection algérienne sont toujours ouvertes ». Ce qui veut dire que lors du prochain stage, prévu le 7 janvier prochain, de nouvelles têtes seront convoquées avec des habitués pour poursuivre la « prospection » avant le choix définitif pour l’intégration des meilleurs locaux lors des prochains stages durant les dates FIFA et sur lesquels Madjer et ses adjoints se baseront pour préparer la suite des éliminatoires de la CAN 2019 vers la fin de l’année 2018.
Il va donc falloir être plus lucides dans les choix et surtout avoir des arguments en béton pour faire taire même les responsables des clubs les plus huppés, surtout que les prochains stages des Verts auront lieu au cours de la phase retour du championnat avec tous les enjeux.
Madjer commence donc à savoir combien difficile serait sa mission de « ménager » aussi bien les joueurs locaux que les joueurs expatriés devant les critiques acerbes qu’il subit avec ses adjoints depuis leur prise en main des sélection A et A’.