C’est le 15 novembre que la nouvelle saison du football devrait débuter. Cela reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Ce qu’on sait c’est que la Ligue 1 comptera 38 journées avec le nouveau mode de compétition. Cela fait un potentiel de 59 rencontres pour nos 4 représentants africains si jamais ils vont au bout de toutes les compétitions. Le tout à caser en 30 semaines
(7 mois et demi sans coupures) à raison de 2 matchs/semaine. Infernal!

Ça ne sera pas de la tarte. C’est le moins que l’on puisse dire. Pour la Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération algérienne de football (FAF), il faudra établir un calendrier infaillible pour pouvoir mener à terme une séquence 2020-2021 qui s’annonce, d’ores et déjà, à tracas. Si le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Sid-Ali Khaldi, a indiqué que la reprise des entraînements « continuera à se faire de manière progressive » en notant que « les mesures préventives telles qu’énumérées par la Commission nationale de lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus et le Centre national de médecine du sport doivent être scrupuleusement respectées », les instances footballistiques seront confrontées au problème du laps de temps des différentes épreuves. Comment élaborer un agenda en considérant les dates FIFA, les challenges locaux (coupe et championnat avec une somme de 46 matchs pour un sigle de Ligue 1 qui va au bout) ainsi que les tournois continentaux à savoir la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération CAF (13 potentielles rencontres dans une campagne complète) ? Dans tous les cas, les teams africains seront certainement amenés à jouer 2 matchs par semaines voire 3 en 10 jours. Un rythme qui s’annonce insoutenable. Surtout quand on sait que les dirigeants des clubs algériens n’en ratent pas une pour rouspéter et polémiquer.
Faire signer
des engagements
Il y aura beaucoup de paramètres à prendre en compte pour une LFP qui a montré beaucoup d’approximations dans ce registre par le passé. Aussi récent soit-il. Et l’affaire du derby USM Alger – MC Alger vient le prouver. C’était parce que les Usmistes avaient refusé de se produire étant donné que le duel a été programmé en pleine date FIFA d’octobre.
Le fait que 5 joueurs de l’effectif (pas tous titulaires) étaient retenus avec la sélection militaire qui allait disputer la Coupe du Monde en plus de Ellafi convoqué par la Libye avait suffi aux yeux des « gars de Soustara » pour boycotter l’explication avec le rival. La suite de l’affaire on la connaît tous : match perdu sur tapis vert pour les Usmistes en plus d’une défalcation de trois points. C’était avant que le Tribunal Arbitral du Spotrt (TAS) de Lausanne ne rétablisse les Unionistes dans leur droit vendredi dernier. Afin que le championnat se déroule sans trop d’accrocs, l’éventualité de jouer lors des fenêtres internationales sera certainement à étudier. D’autant plus que notre sélection ne puise pas véritablement ses joueurs du produit local. En outre, nos clubs ne comptent pas des internationaux étrangers tant que ça. Dans cette optique, faire signer des engagements aux clubs pour accepter de prendre part aux mises à jour lors des dates FIFA serait recommandé. Surtout que le règlement protège habituellement les équipes. Et c’est ce que l’USMA a fait valoir dans son recours auprès de l’instance juridictionnelle mondiale sise en Suisse. C’est chaud patate ! n