Le système pyramidal du football algérien va changer à compter de la saison à venir. Ce lifting pourrait, selon des bruits de couloir incessants, être accompagné de la dissolution de la Ligue de football professionnel (LFP), instance habituellement chargée de gérer les Ligues 1 et 2, sachant que seuls les clubs du premier palier auront le statut « pro ». Cette hypothèse refait donc surface. Même si la Fédération algérienne de football (FAF) l’avait démentie début juin dernier. Toutefois, depuis ce niet, bien des choses se sont passées.

Abdelkrim Medouar a consommé son mandat à la tête de la LFP. Tout porte à croire qu’il ne sera pas candidat pour un autre mandat. Encore faudrait-il que la structure soit toujours opérationnelle après les changements à venir dans le système de compétitions et le passage à une Ligue 1 à 20 clubs et Ligue 2 composée de 2 groupes de 18 formations. Dans ce dernier palier, 20 teams seront promus de l’habituelle Division Nationale Amateur (DNA) et n’ont donc pas de statut professionnel.
Loin de cet aspect économico-administratif, on croit savoir que la FAF va mettre en place une nouvelle politique de gestion pour le championnat Dz « new look ». En effet, du côté de Dely Brahim, on penserait à charger une commission de s’occuper du bon déroulement du challenge de Ligue 1. Un cas de figure qui a déjà été évoqué début juin par l’organe fédéral.
« Entente cordiale », vraiment ?
A l’époque, la FAF avait porté « un démenti formel contre l’information relayée sur les réseaux sociaux et émanant malheureusement d’un employé de la presse publique faisant part de la dissolution prochaine, par la FAF, de la Ligue de football professionnel de football (LFP) et son remplacement par une commission qui gérera les deux prochaines Ligues 1 et 2, sachant la future L1 sera professionnelle et la L2 sera composée de 2 groupes de 16 clubs amateurs, comme cela a été décidé par l’Assemblée générale de la FAF le 27 septembre 2019.» Dans ce même communiqué, Zetchi et son équipe avait même vanté « l’entente cordiale et l’étroite collaboration qu’entretiennent la FAF et la LFP, à travers notamment les deux présidents M.M. Khireddine ZETCHI et Abdelkrim MEDAOUAR, dérange les esprits malveillants qui cherchent le moindre prétexte pour torpiller cette entente et surtout la stabilité qui règne entre deux structures travaillant pour le même intérêt, celui du football national » en ajoutant que « le Président de la FAF et les membres du Bureau fédéral apportent tout leur appui au Président Medaouar et l’assurent de leur entière confiance.» La tendance était à la solidarité. Sauf que Medouar a clairement lâché Zetchi dernièrement. L’ancien chairman de l’ASO Chlef avait même qualifié la consultation lancée par la FAF d’infondée sur le plan statutaire en estimant que : « la consultation écrite n’a aucune base sur le plan réglementaire. Je ne comprends pas pourquoi la FAF insiste à tenir une assemblée générale pour décider du sort du championnat. Le Bureau fédéral a toutes les prérogatives (article 82 des statuts, ndlr) pour prendre des décisions, mais il n’a pas assumé ses responsabilités.»
Kerbadj avait
bu de cette tasse
Medouar s’est frontalement dressé face aux autres membres du Bureau Fédéral qu’il côtoyait souvent en réunion. Une attitude qui a certainement acté la cassure entre les deux parties. Ainsi, il ne serait pas concevable de voir les deux entités collaborer ensemble dans le futur. D’autant plus qu’il y a toujours eu des divergences entre la FAF et la LFP.
D’ailleurs, en janvier 2018, du temps de Mahfoud Kerbadj, la FAF avait retiré la confiance à la LFP avec effet immédiat : « en application des dispositions de la convention relative aux relations entre la FAF et la LFP en procédant au retrait de la délégation de gestion des championnats de football professionnel au Conseil d’administration de la LFP.» En attendant la tenue d’une assemblée générale élective de la LFP, à l’issue de laquelle Medouar avait été élu, le BF avait chargé « un directoire de gérer les affaires courantes.» L’histoire risque de se répéter. Avec la disparition, pure et simple, de la LFP. n