Le maintien des cours dans le secteur de l’Education nationale, en dépit d’un contexte sanitaire inquiétant qui a imposé un renforcement des restrictions, semble mettre davantage de pression sur le secteur de l’enseignement supérieur appelé, lui aussi, à réussir sa rentrée prévue le 15 décembre. C’est dans ce sens que le ministère multiplie les actions et autres déclarations de sensibilisation à l’adresse de la communauté universitaire de qui est attendue, selon le ministre Benziane Abdelbaki, une adhésion sans faille au protocole de prévention mis en place.
C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’une réunion va regrouper la tutelle avec les représentants des organisations estudiantines afin de responsabiliser cette partie dans la vie de l’université notamment en ce qui concerne les œuvres universitaires (transport, restauration, hébergement..)
Pour ce qui est du volet pédagogique, force est de constater que les lacunes et l’impréparation persistent malgré le report de cette reprise, initialement prévue pour le 22 novembre dernier, avant qu’elle ne soit ajournée à cause de la vague de recrudescence des contaminations.
Et si le premier responsable du secteur parle du lancement depuis hier des cours en mode enseignement à distance en attendant le passage au mode présentiel, l’annonce n’a pas sa traduction sur le terrain.
Côté discours, les établissements universitaires ont adopté l’enseignement hybride consistant en une alternance d’enseignement en mode présentiel par vagues et en mode enseignement à distance (EAD) en raison de la situation épidémiologique liée à la propagation de coronavirus. «La conjoncture exceptionnelle liée à la situation épidémiologique a voulu que l’enseignement se fasse à distance avant la reprise en présentiel», a indiqué le ministre dans un message qu’il a adressé mardi à la communauté universitaire.
«L’enseignement supérieur adopte, en fonction des exigences de la modernisation, l’enseignement à distance, la formation en alternance», a-t-il dit, ajoutant que «cette expérience d’enseignement à distance a été largement saluée par les acteurs après qu’elle se soit avérée comme choix primordial à développer en perspective». Pour le ministre, les établissements universitaires ont fait preuve, l’année passée, de «compétences en s’y adaptant en dépit des contraintes rencontrées afférentes notamment au faible débit de l’internet». Il a insisté, dans son message, à dire que la réussite de l’année universitaire est liée «étroitement» à la mobilisation de la communauté universitaire qui a pu assurer l’année passée, la continuité pédagogique et permis à l’université algérienne de remplir ses missions en dépit de la crise sanitaire». M. Benziane a également rassuré que les conditions sanitaires en prévision de la prochaine rentrée sont prises en compte pour une reprise sécurisée et contrer toute éventuelle propagation de coronavirus.
«Les cités universitaires et les établissements d’enseignements sont prêts à accueillir les étudiants. Notre département a mis en place un protocole sanitaire, en fonction de la situation sanitaire et de l’évolution de la situation épidémiologique visant à garantir la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants», a poursuivi le ministre qui appelle les établissements à coordonner avec les autorités locales et les services concernés en vue de sécuriser la reprise des activités pédagogiques de présence. <