PAR MILINA KOUACI
La crise qui secoue les établissements scolaires depuis le 2 novembre dernier risque de perdurer. En effet, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), reçu lundi au siège du ministère pour une rencontre bilatérale, poursuit aujourd’hui la grève cyclique de deux jours qu’il avait entamée le 2 novembre dernier.
Le ministre de l’Education nationale a reçu, lundi, les membres du Cnapeste dans le cadre des réunions consacrées à la révision du statut particulier. Une rencontre qui intervient à quelques semaines des vacances d’hiver. Abdelhakim Belabed, ministre de tutelle, a réitéré à l’occasion son engagement à satisfaire les revendications soulevées par le partenaire social, afin d’assurer la stabilité et la quiétude dans son secteur. « Nous nous sommes réunis avec les représentants du Cnapeste pour écouter leurs propositions. Le partenaire social est une force de proposition, de concertation et de dialogue», a indiqué M. Belabed, qui explique que son département tente de « consolider» la confiance entre le secteur et son partenaire social, conformément aux instructions du président de la République, qui a exigé à la tutelle d’écouter les préoccupations et les propositions du personnel du secteur pour améliorer leur situation socioprofessionnelle.
D’ailleurs, depuis le début des rencontres bilatérales, entre le ministre du secteur et les syndicats autonomes, le 24 octobre, liées à la révision du statut particulier, Abdelhakim Belabed s’est engagé à prendre en charge les revendications du personnel du secteur et fait part de l’engagement du gouvernement en faveur de la situation du secteur de l’Education et de son personnel.
Mais dans une récente déclaration, le syndicat accuse la tutelle de «se murer dans le silence, de minimiser son mouvement de grève et de faire la sourde oreille aux revendications soulevées». Une attitude qui attise la colère des enseignants affiliés au Cnapeste, ayant fait part de leur intention de poursuivre leurs actions jusqu’à concrétisation de leurs revendications.
Pour rappel, la première rencontre qui a regroupé les deux parties, le 24 octobre, au lendemain du dépôt du préavis de grève n’a pas abouti. Les enseignants avaient jugé que les réponses de la tutelle étaient insuffisantes. Le syndicat dénonce l’érosion du pouvoir d’achat et appelle à une révision à la hausse des salaires et des indemnités et primes du personnel. Il revendique, également, l’ouverture de nouveaux postes budgétaires pour mettre fin à la pression exercée sur le personnel enseignant qui dispense, au quotidien, un volume horaire important. Le syndicat réclame le rétablissement de la retraite anticipée, la médecine du travail et la facilitation à l’accès au logement pour les enseignants. Le Cnapeste dénonce, par ailleurs, les entraves au libre exercice syndical tout en déplorant les poursuites judiciaires à l’encontre des syndicalistes du secteur.