Des économistes se sont particulièrement félicités de la suppression de la règle 49/51%, qui régissait jusque-là l’investissement étranger en Algérie. L’attraction de l’investissement étranger semble de fait constituer dorénavant une priorité pour l’Etat. L’annulation de la règle 49/51 dans les secteurs non stratégiques devrait ainsi contribuer à attirer les investisseurs étrangers vers l’Algérie. Il reste clair que cette option de procédure est appelée à vendre au mieux l’image de l’Algérie comme destination d’investissement. Cette règle ayant, en effet, longtemps constitué un obstacle, voire un frein, souvent évoqué comme une incongruité par les partenaires et investisseurs étrangers. Cependant, voir en les investissements étrangers une source de capitaux et d’emplois voudra-t-il signifier l’échec du capital national à relancer la roue de l’économie ? Le concéder c’est déjà critiquer, voire condamner, les politiques antérieures qui avaient institué et maintenu justement cette fameuse règle. De quoi, d’emblée, instiller l’idée permanente d’instabilité. Ce que les nouvelles mesures voudraient justement combattre. Il est évident que cette mesure demeure insuffisante et doit impérativement être suivie par d’autres décisions, à même de lever les obstacles qui entravent l’investissement étranger. Il faudrait reconnaître que les obstacles qui font fuir l’investissement comme la peste sont une triste réalité en nos murs, bureaucratie Sourde, corruption endémique et instabilité juridique -résultats de changements machinaux dans les lois, des changements qui interviennent souvent à chaque avènement de nouveaux ministres ou de gouvernements. La question de l’attractivité sera à l’évidence le plus grand défi à relever à l’avenir, désormais que la fameuse règle est levée. En attendant, il est incontestable que la règle 49/51 devient ce qu’elle devait être au départ, une exception et non une règle. A contrario, c’est la liberté d’investissement qui doit en constituer la base et non l’exception.