Alors qu’une véritable course contre le temps est engagée pour que la pelouse du stade Mustapha Tchaker soit prête pour accueillir le match Algérie – Burkina Faso pour le compte de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022, l’opération ré-engazonnement est en train d’être parasitée. Explications.

Par Mohamed Touileb
Pour refaire la pelouse, c’est la société «Natural Grass» qui a, dans un premier temps, été désignée. L’entreprise algéro-française a même entamé sa mission semant de nouvelles graines en attendant la levée de l’herbe. Sachant que les délais sont très serrés avant la tenue du potentiel choc entre les «Fennecs» et les «Etalons», il ne faut aucunement perdre du temps.
CTN de Sidi-Moussa, l’enjeu caché
Cependant, il s’avère que cette opération réfection fait l’objet de certaines pratiques pour le moins incommodes. En effet, si «Natural Grass» a eu l’accord du wali de Blida et de la FAF pour œuvrer à ce que l’aire de jeu soit refaite en vue de l’explication de novembre prochain, une boite portugaise essaie – tant bien que mal – de s’approprier ce «marché».
Cette manœuvre serait pilotée par des personnes qui cherchent à influencer Charaf-Eddine Amara pour qu’il change de partenaire en matière de jardinage. Il faut savoir que l’enjeu n’est pas que le rectangle vert de Tchaker mais aussi les pelouses du Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa qui représente un partenariat très conséquent. Sans oublier que relever le défi de redonner de sa superbe à l’herbe de l’enceinte blidéenne ferait gagner du crédit au prestataire aux yeux des responsables.
Natural Grass a déjà fait ses preuves avec le Nouveau stade d’Oran qu’elle a vêtu de gazon. Ce qui lui a valu l’obtention d’un certificat FIFA 5 étoiles. Elle s’était chargée de poser la piste d’athlétisme. La pelouse est au stade de germination à Blida. On ne voit donc pas l’utilité de tout refaire de zéro. Cela ne pourrait qu’augmenter le risque de ne pas pouvoir avoir un terrain praticable dans un peu plus de trois semaines.

Le match décalé de 48h ?
«Après la réception des semences dimanche soir, initialement réservées au nouveau stade d’Oran, nous avons aussitôt entamé les travaux de semis, achevés lundi à 1h00 du matin. Le wali de Blida nous a remis une autorisation exceptionnelle pour déplacer en urgence les engrais d’Oran à Blida. On a mis les traitements adéquats pour le stade, l’opération s’est bien déroulée. Maintenant, on attend la germination, qui doit se faire dans 6 à 7 jours. Ces opérations mécaniques ont pour objectif de densifier le terrain. Les conditions sont clémentes, la pelouse sera praticable et jouable le jour du match inchallah, on fera tout pour être au rendez-vous», a récemment indiqué à l’APS, Farid Boussaâd, le premier responsable de Natural Grass.
Par ailleurs, on peut souligner que la rencontre Algérie – Burkina Faso, qui devait initialement se tenir le 14 novembre, devrait être décalée de 48 heures pour se jouer le 16 du même mois. Cela permettra de gagner du temps pour que la pelouse soit opérationnelle. En plus, cela donnera aux coéquipiers de Riyad Mahrez de récupérer de leur déplacement au Caire (Egypte) où ils donneront la réplique au Djibouti le 11 novembre. Il faut dire que la date FIFA de novembre et celles de toutes les incertitudes. Pas l’idéal pour que la sélection prépare sa sortie capitale contre les Burkinabés. n