Le premier responsable de la barre technique de l’équipe nationale, Djamel Belmadi, animera, aujourd’hui (11h) à l’auditorium Omar Kezzal du Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, une conférence de presse. La situation au sommet de la Fédération algérienne de football (FAF) sera certainement évoquée avec le renoncement de Kheireddine Zetchi, président de l’instance, à briguer un nouveau mandat. Décision motivée par l’absence du soutien de la sphère politique du pays.

Par Mohamed Touileb
Face à l’inflexibilité du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), Zetchi a décidé d’abdiquer. En effet, la tutelle n’a pas autorisé le boss de l’instance footballistique à tenir une Assemblée générale extraordinaire (AGEx) pour la mise en conformité des statuts avec ceux de la FIFA. A partir de là, le premier décideur à la FAF a su que son sort était scellé. N’ayant pas la bénédiction des autorités pour poursuivre son travail, il a opté pour le retrait ne voulant pas mener une bataille perdue d’avance.

Coexistence sans embrouilles
Dans son « no man’s land », Zetchi espère au moins que Djamel Belmadi se positionne en sa faveur face à un véritable acharnement médiatique. Une machination qui trouverait justification en des « fiascos » politico-sportifs et des défis auxquels Zetchi a constamment et incessamment été confronté.
Il faut savoir que la collaboration entre les deux hommes s’est toujours bien passée de l’avis du driver de l’EN. Comme point d’orgue, il y a eu ce mémorable sacre lors de la Coupe d’Afrique des nations 2019 en Egypte. Belmadi n’avait pas hésité à louer le mérite du maître des lieux à la bâtisse de Dely Brahim dans ce triomphe.
En effet, Zetchi a mis la sélection dans les meilleures conditions qui soient pour préparer le rendez-vous. Il avait donné carte blanche au coach sans s’immiscer dans ses affaires. Pour ceux qui sont au fait des pratiques d’auparavant, ils savent que l’ingérence dans les choix des entraîneurs était fâcheuse habitude.

Pourtant, il avait interpelé Djerad
En novembre dernier, lors de la visite officielle à l’équipe nationale au CTN de Abdelaziz Djerrad, Premier ministre, et Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports, Belmadi n’avait pas hésité à glisser à Djerad que « la stabilité, c’est bien. Et à tous les niveaux ». Allusion faite à son envie de voir Zetchi poursuivre sa mission pour quatre autres années.
Quelques mois plus tard, Belmadi se rend compte que cette doléance n’a pas été considérée par les pouvoirs publics. Ce soutien en privé pourrait être manifesté en public aujourd’hui. L’ancien driver d’Al-Duhail (Qatar) est réputé pour son franc-parler. Et il va certainement être interrogé sur son avis concernant ces derniers évènements. Il est peut probable qu’il lâche Zetchi dans une passe aussi délicate pour l’homme et l’humain avant tout.
L’avis de Belmadi sur la tournure qu’a prise la fin de règne de l’homme fort de la FAF sera peut-être anecdotique. Cependant, on le voit mal ne pas tendre la main pour un Zetchi à terre.