Le gel du sport se poursuit en Algérie. Les Autorités du pays ont décidé de prolonger
le confinement de deux autres semaines. L’éventuel plan de reprise des activités
ne peut être envisagé avant le 1er juin à venir. Au minimum.

Les premiers signaux non-prometteurs étaient là quand la proposition de la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP) n’ont pas eu l’aval du MJS dimanche pour reprendre le championnat dans les jours à venir. Le report sin die de reprise laissait déjà croire que l’Etat n’envisageait pas le déconfinement à court terme. Tendance confirmée hier sur instruction du Président de la république, Abdelmadjid Tebboune, qui a jugé nécessaire de rester sur la même approche de précaution étant donné l’évolution du coronavirus.
En tout cas, le maintien du confinement n’augure de rien de bon pour ce qui est de la suite de la saison sportive. Les exercices, qui sont gelés depuis la mi-mars, risquent d’être tout bonnement annulés. Notamment pour ce qui est des disciplines « secondaires ». A vrai dire, il y en a beaucoup en Algérie. Mis à part le football et, un degré moindre, le handball, les autres sports semblent résignés à l’annulation de la séquence 2019-2020.
C’est ce qu’avait admis le président de la Fédération algérienne de natation (FAN), Mohamed Hakim Boughadou, récemment à ce sujet. « Si le confinement est prolongé au-delà du mois de juin, nous allons clôturer la saison en cours et passer directement à la suivante avec la programmation d’une compétition durant le mois de septembre, tout en prenant en compte les classements avant l’arrêt des compétitions », a-t-il révélé en prévoyant de tra cher sur le sort des compétitions restantes « avant la fin du mois de Ramadhan. »

Pieds dans les filets pour le foot ?
Cependant, pour ce qui est du sport phare, à savoir le football, les responsables ne comptent pas renoncer à poursuivre le restant des épreuves. Ils attendraient même « jusqu’au mois de novembre s’il le faut » comme a prévenu Medouar, patron de la LFP. Une insistance qui pourrait se heurter à un verdict étatique qui annulerait, tout simplement, toute relance des championnats de Ligue 1 et 2 pour cet été. Aussi, cette prolongation de la mesure sanitaire rend la marge plus restreinte. D’autant plus que la CAF a exigé, dans une récente correspondance, aux fédérations qui y sont affiliées de rendre une décision finale avant le 5 juin à venir pour ce qui est de la suite ou pas des challenges nationaux.
Enfin, on notera que le MJS a annoncé maintenir les mêmes mesures décidées préalablement. Ainsi, « les manifestations et activités de jeunesses, festivals, rencontres, expositions et salons prévus au niveau local, régional et national en plus des assemblées générales des structures des animations sportives » sont interdites comme le note le communiqué du département sportif suprême en Algérie. L’heure est plus que jamais à la prudence face à un COVID-19 qui a paralysé le sport et d’autres secteurs. n