Après la reprise, même timide, de l’économie après la rentrée scolaire (pour le cycle primaire), effectuée le 21 octobre dernier, d’autres rendez-vous à très court terme sont guettés par tout le monde. Il ne s’agit pas uniquement des plus proches, ceux de la fête du Mawlid Ennabaoui (jeudi prochain) et du référendum du 1er novembre. Mais plutôt trois autres « événements » attendus au mois de novembre prochain. En l’occurrence, la rentrée scolaire pour les deux autres cycles, moyen et secondaire, prévue le 4, la rentrée universitaire, programmée le 22, ainsi que la reprise, le 6, de la prière du vendredi dans les mosquées. La reconquête de ces espaces, « délaissés » depuis le début de la pandémie en Algérie, survient dans une situation bien délicate. En plus des chiffres quotidiens du nombre de contamination en nette progression, il y a également l’inquiétant rebond de la Covid-19 dans plusieurs régions du monde. Dans certains pays c’est déjà la psychose, et on évoque sans détours une seconde vague bien plus virulente que la première.
En Algérie, on n’est pas encore à ce stade et c’est tant mieux. Toutefois, le risque est bien là. D’ailleurs, depuis plusieurs jours, les avertissements et les appels des responsables du secteur de la santé se succèdent. Ils dénoncent l’état de relâchement constaté dans quasiment tous les secteurs tout en informant sur la réapparition de plusieurs nouveaux foyers de contamination.
Si depuis plusieurs semaines, il était question de prudence, actuellement, ça ne suffit plus. Le dernier communiqué du gouvernement est venu le rappeler. L’heure est à la « forte mobilisation » et à « un engagement de tous pour freiner la propagation du coronavirus ». C’est d’autant important que la pandémie reste toujours une énigme pour les scientifiques du monde entier. Trop de « zones d’ombre » entourent le virus et ses « chemins » de contamination. A défaut de consensus et de disponibilité des vaccins, l’humain, où qu’il soit, n’a d’autres choix que d’apprendre à vivre avec la pandémie, tout en restant vigilant.
Automne ou pas, en Algérie, ce mois de novembre sera bien chaud cette année.