Face au danger, la précaution est une obligation. Tous les grands rassemblements accentuent le risque de contamination. Dès lors, les manifestations sportives sont directement touchées par la mesure. Le coronavirus a contraint nombreux Etats et instances à prendre des mesures pour tenter de minimiser sa propagation. L’Algérie, touchée par cette grippe très aiguë avec 17 cas officiellement recensés, n’a pas échappé la règle. Le risque de jouer des compétitions à huis clos se pose plus que jamais.

Drainant foule nombreuse, le football est, bien évidemment, la discipline la plus susceptible de favoriser l’éventualité de voir le virus trouver de nouveaux organismes pour les incuber et, par conséquent, élargir le périmètre de ses foyers. En Suisse, le championnat a été arrêté par mesure préventive. En Italie, où l’épidémie a fait des ravages, c’est le huis clos qui a été instauré jusqu’au 3 avril prochain. Le spectacle prendra un sérieux coup ainsi que la machine de gains qui risque de pâtir de cette mesure sanitaire urgente. Mais le lobby footballistique laisse, pour une fois, place à celui pharmaceutique.

A chacun son tour dans le gros circuit lucratif mondial.
En Algérie, le championnat peut suivre la démarche prônée en Italie et faire jouer des journées sans public. L’annulation n’est pas encore d’actualité tant le coronavirus n’est, jusque-là, pas de la même virulence que chez les Italiens. En tout cas, la Ligue de football professionnel (LFP) a indiqué, hier, qu’elle allait saisir «dans les prochaines heures» la Fédération algérienne de footbball (FAF) et les Autorités pour arrêter un plan d’action compatible avec la situation sanitaire au pays : «La LFP ne pourra pas prendre une telle décision de manière unilatérale. Dans ce cas, nous allons solliciter d’abord la FAF qui, de son côté, fera de même avec les autorités pour décider d’instaurer le huis clos ou non durant le reste des compétitions », a révélé à Farouk Belguidoum, le porte-parole de la LFP en mentionnant que « si le huis clos venait à être décidé dans notre championnat, c’est pour préserver la santé des Algériens et éviter tout risque de contamination. »

L’Algérie, zone à haut risque pour la CAHB
Par ailleurs, d’autres épreuves sportives prévues en Algérie ont été carrément annulées. Non pas sur décision des instances nationales mais celle de l’Afrique car s’agissant de rendez-vous continentaux. Ainsi la Confédération africaine de handball (CAHB) a renoncer à faire jouer la Supercoupe d’Afrique de handball et le championnat d’Afrique des clubs champions de la petite balle, prévus en avril prochain à Alger. Les deux manifestations ont été reportées à une date ultérieure par la structure handballistique continentale à cause du coronavirus comme annoncé par la Fédération algérienne de handball (FAHB). La Supercoupe d’Afrique, qui offrait un billet pour la prochaine Coupe du monde des clubs, devait opposer les Egyptiens du Zamalek aux Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Quant au Championnat d’Afrique des clubs champions, campagne phare du sport à sept en Afrique, elle était prévue entre le 02 et le 13 avril. Les nouvelles dates de tenues seront définies incessamment. La délocalisation reste éventuelle.
Le nCOV-2019 met tout le monde en état de vigilance maximale. Les protocoles d’avant-matchs ont été modifiés. A titre d’exemple, il n’y a plus de serrage de mains entre les athlètes ou tout ce qui est contact direct. Si le sport a la vertu de rapprocher les gens, le coronavirus s’interpose pour enrhumer cette promiscuité. Il s’impose comme l’adversaire commun tous les antagonistes.