C’est une épidémie qui a chamboulé le monde entier. Presque tout est à l’arrêt alors que le coronavirus (COVID-19) poursuit sa marche. A partir de là, il s’agit de le freiner, comme une première démarche, avant de l’endiguer. La meilleure façon de s’y prendre est d’annuler tout ce qui peut regrouper les hommes et les rassembler. Logiquement, les évènements sportifs deviennent à risque car la proximité et la condensation favorisent la propagation.

NON ! Le repli n’est pas déclarer forfait. Parfois, il faut savoir défendre avant de passer à l’offensive. Le monde du sport a été sérieusement acculé par le COVID-19 venu l’enrhumer. Les ambiances festives et les émotions sont embrumées. Le sport a longtemps égayé nos journées, soirées et les week-ends. Il a toujours eu ce pouvoir de créer une atypique atmosphère et l’embaumer. Mais, aujourd’hui, il n’y a plus e sport. Plus de loisir et passe-temps. Tout sonne creux. Les moteurs de Formule 1 sont coupés et les paniers de NBA baissés. Les terrains de foot, tennis, handball… etc sont vides d’acteurs et de spectateurs. Et puis, il y a cette détermination et le courage de se battre face à cette pandémie qui ne désemplissent pas.

Sport roi et bataille pour la « corona »
La star est évidemment pour le football. Le sport roi. Cette discipline qui a régné en vedette depuis des décennies. La balle ronde a opté pour la solution carrée : s’arrêter et tâter. Le contexte sanitaire et le risque ont été considérés pour (se) décider. Il a été difficile d’abdiquer et se replier mais la mesurer la plus sage est logique a été privilégiée. Le gel, comme un symbole pour faire le lien avec la lotion hydroalcoolique qui sert à désinfecter les mains. C’est la plus vitale et salvatrice des précautions dit-on. Le « corona » n’a pas gagné. Non ! absolument pas. Bien qu’il ait pu empiéter beaucoup de terrains. Toutefois, le COVID-19 aura « réussi » à stopper le football. Vous vous en rendez compte ! Ce que les guerres et les catastrophes naturelles n’ont jamais provoqué. Une vie sans matchs ? Pas vraiment non ! Désormais, il y a un vrai match. Un véritable. Celui à livrer contre cet adversaire indésirable qui ne fait pas des distinctions entre les personnes. Pour preuve, des sportifs de haut niveau ont été contaminés. Et à chaque fois quand ils se sont prononcés ils ont mis en avant leur volonté de se battre pour donner l’exemple.
Solidarité interne – repli extérieur
Après, il faut savoir que la prise en charge d’un athlète reste largement différente et plus pointilleuse par rapport à une personne soumise au protocole médical ordinaire. D’ailleurs, certains footballeurs ont été dépistés préalablement et confinés immédiatement. Toutefois, durant les dernières rencontres, jouées à huis clos dans leur majorité, il y a eu nombreux messages de soutiens aux populations. Comme pour dire qu’on est tous sur la même embarcation. Le plus marquant est celui des joueurs d’Atalanta Bergame qui sont partis se qualifier en quarts de finale de Ligue des Champions, mardi dernier chez le FC Valence, en Espagne. « Bergame, c’est pour toi. Ne renonce pas ! », ont écrit les poulains de Gian Piero Gasperini sur un t-shirt blanc. Un message de soutien à leur région dans une Italie très touchée par le fléau venu de Chine. Des récoltes de fonds ont été lancées par les footballeurs en Italie afin d’aider les hôpitaux. Des supporters ont, de leur côté, renoncé aux remboursements des billets des rencontres annulées sachant que la « Serie A » était la première à être arrêtée en Europe. L’argent de la billetterie devait, lui aussi, servir pour cette collecte. Les Italiens ont décidé de lutter ensemble. Chaque nation tente de protéger sa surface. C’est vrai, c’est un fait à déplorer, si les précautions sont communes et collectives dans ce duel sportifo-bactériologique, la bataille, quant à elle, est individuelle.n