La production de Fertial est à l’arrêt complet depuis près de 2 mois, et les comptes bancaires de la société ont été bloqués sur décision de la justice.

L’une des rares entreprises qui réalisent un chiffre d’affaire conséquent en dehors des hydrocarbures, à savoir le géant des fertilisants Fertial, rencontre depuis quelques semaines d’énormes difficultés.

Depuis le 11 mai dernier, où une explosion suivie d’un incendie à l’unité de production d’ammoniac, la production à l’usine d’Annaba est à l’arrêt complet, avons-nous appris auprès de l’un des membres du conseil d’administration de Fertial.

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Le décès de l’un des ouvriers n’a fait qu’aggraver les problèmes de la société. Mais le pire est arrivé il y a près d’une semaine. Les comptes bancaires de l’entreprise ont été bloqués par décision de justice. Un blocage qui serait en lien direct avec l’affaire Haddad. L’homme d’affaires actuellement en détention à la prison d’El-Harrach est détenteur de 17% des actifs de la société algéro-espagnole Fertial.

Les enquêteurs chercheraient à déterminer comment le PDG de l’ETRHB a pu acquérir 17% des actions de l’entreprise. D’autres sources indiquent que l’affaire est liée au soupçon d’un trafic international de la part de Villar Mir, le partenaire espagnol détenteur de 49% des actions de Fertial. Les transactions de l’entreprise devraient être passées au peigne fin pour déterminer s’il y a, bel et bien eu des transferts illicites de devise et un trafic entre Fertial et Fertiberia (la filiale espagnole du groupe Villar Mir).

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