Les représentants de la presse locale sont dans les bonnes grâces du nouveau wali Mohamed Bouchemma, qui a décidé de les faire assister aux conseils de wilaya, l’antre secret du développement local, afin de jouer la carte de la transparence.

C’est le second wali, après Mostefa Layadi, qui avait de son temps ouvert les portes du conseil de wilaya élargi aux P/APC, pour mettre tout le monde au même niveau d’information, disait-il. Ce qui a, fortement, été apprécié. Le wali actuel n’a pas hésité, en ouvrant la première session du conseil de wilaya, depuis sa nomination, consacrée aux dossiers des transports et de la préparation de la saison estivale, à rappeler aux membres du conseil de l’Exécutif que l’accès à l’information doit devenir une réalité pour mettre fin aux fausses informations colportées surtout par la presse électronique et ce, dans l’intérêt de la collectivité locale. Dorénavant, selon les instructions du wali, tous les programmes, qu’ils soient centralisés (PSD) ou décentralisés (PCD), doivent être rendus publics à travers leur publication tous les mois dans le site et la page facebook de la wilaya afin d’informer les citoyens qui sont coupés de la réalité. Le wali en veut pour preuve les demandes et revendications des citoyens, entendues lors des sorties sur le terrain, alors que les projets sont déjà inscrits. Faute de communication aussi bien des édiles que des responsables de secteur, ces derniers sont ignorés par ceux auxquels ils sont destinés. Il faut rappeler qu’en 2015 et 2016, les responsables de la wilaya et de la cellule de communication s’étaient fait un point d’honneur d’organiser la communication au niveau de toutes les directions de l’Exécutif, des daïras et des APC en incitant leurs responsables à nommer des chargés de communication. Ce qui fut fait. Ces derniers ont bénéficié de deux séminaires de formation organisés avec le soutien du ministre de la Communication. La mise en place de ces postes de chargés de communication, décidée dans un souci de transparence et pour soulager les responsables, souvent sollicités, n’a pas été une mince affaire tant les mauvaises habitudes sont coriaces. Certains responsables craignant de « perdre leur âme » en ouvrant les portes du secteur aux journalistes. L’expérience a, certes, été concluante dans certaines directions qui communiquent très bien, tandis que d’autres continuent à se barricader dans un monde de secrets de Polichinelle, selon l’expression consacrée. Alors, l’appel du wali sera-t-il entendu ou subira-t-il le sort de ceux de ces prédécesseurs ? Patience. S. D.