Plusieurs activités politiques sont prévues à partir de ce week-end. Ce regain est provoqué par l’approche de l’élection présidentielle du 18 avril prochain. Les partis, alliance et opposition, ont programmé des rencontres de leurs instances pour débattre principalement du scrutin présidentiel. Les partis de l’Alliance, RND, TAJ et MPA, outre une rencontre des chefs, ont tous prévu des réunions de leurs conseils nationaux afin de réaffirmer leur soutien au président Bouteflika. Pour le RND d’Ahmed Ouyahia, une session de son conseil national est programmée à partir de jeudi et dont l’ordre du jour principal est le rappel de la position du parti vis-à-vis de la présidentielle et l’appel au chef de l’Etat pour se représenter à l’élection présidentielle. Idem pour le TAJ d’Amar Ghoul qui devra, à partir de vendredi, réunir les membres de son conseil national afin, d’abord, de réaffirmer « le soutien et la fidélité » du parti au président Bouteflika, mais aussi pour clôturer la session de cette instance laissée ouverte, le temps d’installer les membres des différentes instances du parti issus du dernier congrès. Quant au MPA d’Amara Benyounès, son conseil national devra se positionner vis-à-vis de la présidentielle, mais surtout clarifier sa position quant à la candidature du chef de l’Etat. Selon des échos, Amara Benyounès devra réitérer son soutien au chef de l’Etat et l’appeler à se représenter à l’élection présidentielle. Il est resté le seul soutien à ne pas avoir appelé à la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un
5e mandat, l’ancien ministre du Commerce devrait, en toute vraisemblance, adapter la position de son parti à celle de l’Alliance présidentielle, à savoir l’appel à un 5e mandat. Pour précision, l’annonce du MPA est attendue vendredi matin. Seul le FLN a décidé de décaler une rencontre de ses cadres au 9 février. Sauf que l’ex-parti unique réunira ses troupes non pas pour appeler le président Bouteflika à se porter candidat au scrutin du 18 avril, mais pour « le coup d’envoi des préparatifs de la présidentielle », a soutenu avant-hier son coordinateur Mouad Bouchareb. Du côté de l’opposition, après l’appel au boycott « massif » du FFS, le RCD et le PT devront, eux également, réunir leurs instances. Si le PT de Louisa Hanoune a différé la prise de décision finale sur son entrée en lice ou pas à la présidentielle – même si le bureau politique a déjà entamé le retrait des formulaires de candidature à l’élection présidentielle – pour le début du mois prochain, à l’occasion de la réunion de son comité central, le RCD, quant à lui, devrait se prononcer ce week-end. Une session ordinaire du conseil national de cette formation est programmée ce vendredi et tout porte à croire que le Rassemblement appellera au boycott du scrutin du jeudi 18 avril prochain. Une position qui fait l’unanimité au sein du RCD et qui devrait être réitérée par le conseil national. Même le parti El Bina a prévu une activité organique ce week-end. Le parti devra réitérer sa position vis-à-vis de la présidentielle.