La présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) Saïda Neghza a été condamnée, hier, par le tribunal de Chéraga à deux ans de prison ferme et cinq millions de dinars de dommages et intérêts pour chacun de ses deux ex-associés espagnols d’une société d’études et de réalisation BTPH.

L’affaire est partie d’une plainte déposée par deux ressortissants espagnols -des investisseurs – dans laquelle ils accusaient la présidente de la CGEA de vol d’argent. Dans leurs déclarations, les deux ressortissants espagnols ont rapporté avoir convenu avec Saïda Neghza, présidente de la CGEA et investisseur dans le secteur du BTPH, de créer une société mixte algéro-espagnole, spécialisée dans le BTPH. Pour ce faire, les associés ont procédé à la location et l’équipement d’un siège à Bouchaoui à l’ouest d’Alger pour un montant de 250 millions de centimes. Ils ont également injecté un milliard de centimes dans le capital social de cette société mixte et en ont confié la gestion à Saïda Neghza. Or, les deux ressortissants espagnols ayant eu vent que Saïda Neghza avait procédé au retrait de sommes d’argent du compte de la société ont exigé des éclaircissements. La présidente de la CGEA s’est alors justifiée en arguant qu’elle n’a procédé qu’au retrait des salaires. Non convaincus, les deux investisseurs espagnols ont pris la décision de l’ester en justice et ont déposé plainte auprès du tribunal de Chéraga pour vol.
R. N.