Les calculs, les doutes, la mauvaise pelouse, la qualité de l’adversaire et tant d’autres paramètres prévalent pour le passionnant et vital Côte d’Ivoire – Algérie qui se jouera demain (17h) au stade de Japoma. L’abstraction, la lucidité et la maîtrise des nerfs seront les éléments essentiels pour évincer les «Eléphants».

Par Mohamed Touileb
Les rangs de Djamel Belmadi sont touchés. D’ailleurs, le sélectionneur de l’équipe nationale ne s’en est pas caché. Il a notamment reconnu que les «Verts» étaient «dans le dur». Malgré cela, ils essayent de se remettre de cet uppercut infligé par la Guinée équatoriale il y a 3 jours de cela.

La promesse d’Atal
Lundi, les «Fennecs» ont repris le chemin des entraînements avec l’incorporation de Zerrouki qui devrait être apte pour la troisième sortie dans la messe continentale. Le rendez-vous contre les Ivoiriens peut marquer un tournant dans le parcours des champions d’Afrique en titre. Il est clair que Riyad Mahrez & cie ne veulent pas quitter prématurément cette épreuve. Il leur reste désormais 24 heures pour parfaire ce qu’il y a lieu de l’être afin d’affronter les «Eléphants» avec les armes nécessaires pour cette mission. D’ailleurs, après le revers-surprise face aux Equato-guinéens, Youcef Atal était le seul international qui s’est exprimé. Le latéral droit a indiqué que «nous avons fait tout ce que nous pouvions sur le terrain face à la Guinée équatoriale. Nous avons travaillé en groupe pendant un certain temps et nous avons pu gagner et jouer de grands matchs, nous sommes une famille et maintenant nous traversons une période difficile», non sans assurer que «nous allons continuer à travailler et lors de prochain match, nous allons tout donner et nous ferons l’impossible pour nous qualifier».

Un moral à soigner
Le cap est désormais mis sur cette importantissime sortie contre les coéquipiers de Sébastien Haller. Si des réglages technico-tactiques sont de mise, on ne peut pas négliger l’aspect psychologique pour les camarades de Baghdad Bounedjah qui sont atteints moralement. Compréhensible lorsqu’on se retrouve à jouer son avenir après avoir hérité d’une poule plus ou moins prenable à première vue où ils pouvaient passer deuxièmes au pire des cas. Mais le scénario est ce qu’il est et «El-Khadra» se doit de s’y adapter. «On va préparer la Côte d’Ivoire, on va retravailler. Je leur ai dit que j’allais m’occuper du reste. Ils doivent juste se concentrer sur le football», avait indiqué Belmadi qui a du pain sur la planche pour re-galvaniser son commando. Après deux journées, ses protégés sont derniers du groupe «E» avec 1 point alors que les Ivoiriens sont aux manettes avec 4 points devant la Guinée équatoriale (3 points) et la Sierra Leone (2 points). Tout est faisable sur les plans mathématique et footballistique. n