C’est la crise chez beaucoup de clubs. Même ceux qui jouent les premiers rôles. Certains n’arrivent même pas à régler les salaires de leurs joueurs. Ils trouveront, tout de même, le moyen de faire signer deux ou trois (quand ce n’est pas plus) éléments durant le mercato hivernal (15 décembre au 15 janvier).

Et ce, à condition d’être sous la barre de 10.000.000 de dinars de dettes comme l’a exigé la FAF lors de la dernière réunion du Bureau Fédéral (BF).

C’est un marché que les responsables du football en Algérie ont tenté, tant bien que mal, de réguler. En vain. Affairisme, magouilles, passe-droits, toutes les pratiques sont bonnes pour les managers des joueurs afin de se sucrer dans un milieu sale.
Chez les footballeurs, c’est le bras de fer pour quelques-uns avec leur direction. La volonté de signer ailleurs peut provoquer des tensions. Surtout si les chairmen savent que le footballeur en question est assez « bankable ». Ce creux hivernal connaîtra certainement des averses connaissant la façon dont notre balle ronde est gérée et les personnes qui y dictent la loi. Quant aux recommandations de l’instance fédérale, pas certains qu’elles soient suivis à la lettre par les présidents. Ces derniers trouvent toujours moyen de les contourner quand ils ne les enfreignent pas tout simplement.

Djabou au cœur des transactions
Les affaires, il y en a toujours. Pour cette période de transferts, c’est Abdelmoumene Djabou, actuel meneur de jeu de l’ES Sétif, qui sera la vedette. Avec un contrat qui arrive à terme en janvier, le numéro 10 est déjà libre de signer où il veut ou prolonger son bail avec l’Entente.
L’international algérien n’a, en tout cas, rien laissé filtrer concernant son avenir.
Néanmoins, il y a des bruits de couloirs qui l’envoient en Tunisie où il a déjà joué sous les couleurs du Club Africain (2012 – 2016). Pour les pistes algériennes, elles le mèneraient vers le MC Alger. L’entraîneur Bernard Casoni en a fait sa priorité. Seulement, le talentueux gaucher émarge avec un salaire de 425 millions de centimes mensuels à l’Entente. Des émoluments assez élevés qui pourraient dissuader le Doyen de le faire signer. En tout cas, le Mouloudia compte bien enregistrer de nouvelles arrivées lors de la trêve. Pour preuve, l’attaquant malien Aboubacar Diarra a été soumis à des tests la semaine dernière sans être pour autant retenu par le staff qui n’a pas été convaincu par ses qualités.

La FAF va-t-elle sévir ?
Pour revenir à l’ES Sétif, le team des Hauts-Plateaux souhaiterait, à son tour, se renforcer afin de mettre tous les atouts de son coté dans la lutte pour le titre de champion d’Algérie qu’il veut préserver. La solution serait certainement d’accepter d’accorder un billet de sortie pour Djabou et profiter de sa transaction financièrement. Le président Hassan Hammar n’a pas manqué de dire que son maître à jouer vaut 5 millions d’euros. Un peu trop prétentieux tout de même sachant que le concerné a déjà 30 ans. De grosses sommes d’argent sont évoquées en ces temps austères que vit le pays.
Il est inacceptable qu’un sport qui connait la banqueroute à tous les niveaux se permette de pomper, sans cesse et inlassablement, autant d’argent. A vrai dire, la machine à billet existe dans notre football depuis des lustres maintenant. Une idée loin d’être ingénieuse. Au moment où certains s’en mettent plein les poches, le sport roi est ruiné économiquement et footballistiquement.
Pas sûr que l’équipe de Kheireddine Zetchi, patron de la FAF, et son équipe puissent trouver le remède. D’autant plus qu’ils font partie de la corporation et ont longtemps été au cœur des transactions.