La saison dernière, la Ligue 1 n’a pas pu aller à son terme en raison de la pandémie du Coronavirus. Pour l’actuel exercice, il est tout autant compliqué de terminer un championnat qui a, pour ne rien arrangé, été rallongé de 8 journées. Les tracas du calendrier sont à venir. Sachant que trois clubs algériens sont toujours en lice dans
les deux tournois africains, cela ne facilitera pas les choses.

Par Mohamed Touileb
La Ligue de football professionnel (LFP), que préside toujours Abdelkrim Medouar même si son mandat a expiré depuis plus d’un an, devra résoudre une équation insoluble pour terminer la compétition de Ligue 1 dans les délais qu’elle s’était fixés. En effet, il était prévu que l’opus 2020-2021 prenne fin au mois de juillet.
Les représentants africains en facteur X
Cependant, il a fallu 6 mois pour boucler la phase « aller » terminée samedi dernier. Ce temps qu’a pris cette première moitié du championnat s’explique dans le fait que 4 clubs algériens étaient engagés dans les compétitions interclubs de la CAF à savoir la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération CAF.
À partir de là, les matchs en retard et les mises à jour s’étaient entassés pour le CR Belouizdad, le MC Alger, l’ES Sétif et la JS Kabylie. Au final, les Belouizdadis, les Mouloudéens et les « Canaris » ont pu prolonger leurs campagnes continentales au moment où les Sétifiens, actuels leaders du challenge national, ont trépassé.
Cela voudra dire qu’il y aura toujours des reports lors des journées du championnat à venir donc plus de retard à terminer la compétition domestique. Par ailleurs, il faudra aussi composer avec la Coupe de la Ligue qui a remplacé la Coupe d’Algérie afin d’attribuer le 4e ticket africain. Une épreuve en plus dont la LFP aurait dû se passer afin de ne pas rendre l’agenda footballistique plus dense et compliqué à gérer.

La Tunisie en exemple
Clairement, il aurait été préférable d’attribuer le sésame au 4e de la Ligue 1 au lieu de lancer une autre compétition qui ne fera que prolonger la séquence 2020-2021 dans le temps. Sans parler de l’impact sur les organismes des joueurs qui ne sont pas habitués à ce type de cadence.
Faire passer le championnat de 16 à 20 clubs était déjà une grosse prise de risque. Ajouter une autre coupe à cela devenait pratiquement suicidaire.
Parallèlement, les Tunisiens et Marocains ont des élites à 14 et 16 clubs respectivement. En Tunisie, il ne reste que 2 journées à disputer et l’ES Tunis, adversaire du CRB en quarts de finale de Ligue des Champions, a déjà été sacrée. Au Maroc, on est aussi à mi-chemin avec 15 autres rounds à faire jouer et une Coupe nationale au stade des quarts de finale à terminer. L’Algérie et le Maroc auront le même combat avec un léger avantage pour les voisins plus fermes quand il s’agit de mettre en application les feuilles de route. n