Pour tenter de s’imposer ce soir (20h) contre la Guinée équatoriale, l’équipe nationale devra faire le jeu sur un terrain loin d’être dans état impeccable. En effet, la pelouse du stade Japoma est en très mauvais état. Sur un terrain mal en point, aller chercher les trois unités s’annonce compliqué. Mais le sélectionneur Djamel Belmadi ne veut pas user de ce prétexte.

Par Mohamed Touileb
Pour ne rien arranger, la Côte d’Ivoire et la Sierra Leone se produiront trois heures plus tôt. Ce qui détériorera, un peu plus, la qualité du gazon. D’ailleurs, lors de la première sortie contre les Sierra-Léonais, on avait déjà remarqué que l’aire de jeu était médiocre. Cela n’a pas vraiment favorisé le jeu des «Fennecs».

Le premier match fera souffrir l’herbe
Appelé à donner son avis sur la qualité de la pelouse hier en conférence de presse, Belmadi a indiqué que «ce n’est pas que notre pelouse est mauvaise. C’est surtout qu’elle est sèche à 14h. J’ai vu le match de la Côte d’Ivoire à 20h, elle était bien arrosée et la rosée humide faisait bien glisser le ballon». Même son de cloche du côté de Youcef Atal qui trouve «la pelouse un peu sèche. On peut jouer mieux et plus vite sur une meilleure pelouse. Ça nous permet d’être plus fluide et d’aller plus vite vers l’avant».
Est-ce que le fait d’évoluer en nocturne cette fois changera la donne ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus que faire jouer deux rencontres de suite sur le même terrain n’est jamais une bonne chose. Surtout quand les conditions climatiques ne favorisent pas l’entretien de l’herbe.
Mais les Verts devront composer avec ce paramètre en se parant à tous les risques que cela comporte pour la mise en place d’un plan de jeu basé sur les transmissions de balle.

Les phases arrêtées pour s’en sortir ?
Par ailleurs, il y a une arme que les camarades de Youcef Belaïli ne maîtrisent pas vraiment et qui pourrait s’avérer salvatrice sur ce genre de surfaces. Il s’agit des coups de pied arrêtés. Sur 10 corners obtenus lors du premier match, «El-Khadra» n’a jamais su les concrétiser ni se montrer dangereuse dans cet exercice.
Cette remarque est valable pour les coups francs eux aussi mal-exploités. Sachant que le salut peut venir de ces phases quand le ballon a du mal à circuler et être acheminé vers le camp adverse, cela fait une corde à l’arc en moins. Cet aspect doit, plus que jamais, être travaillé et perfectionné par Djamel Belmadi et ses protégés.
Le problème est que le driver algérien a laissé entendre qu’il n’a pas eu le temps de se pencher sur cette imperfection : «Avant toute chose, on doit être plus chirurgical, plus tueur. Ce qui aurait été inquiétant, c’est de ne pas se créer des occasions. On n’a pas vraiment eu le temps de travailler de nouveaux trucs mais je leur ai surtout rappelé des points essentiels», déclare l’ancien entraîneur d’Al Duhail SC. Pas très rassurant mais Riyad Mahrez & cie ont un fort potentiel technique qui pourrait résoudre toute problématique.