La Charte sur le partenariat public-privé signée par la Tripartite semble constituer la tendance économique définitivement choisie par le gouvernement pour les prochaines années. La situation financière du pays et la conjoncture induite par l’instabilité des prix des hydrocarbures à l’international ne laissaient en fait pas le choix.

L’option de se retourner vers ses propres capacités et les aider à prospérer est indubitablement un choix judicieux. Mais à condition que l’environnement global suive cette tendance économiquement vertueuse. La Charte a été conçue pour promouvoir et protéger la production nationale et réduire les importations devenues de véritables boulets financiers. Il faut impérativement préserver les réserves de changes et assurer la satisfaction des besoins de l’entreprise nationale et des citoyens. Ainsi, la Charte devrait constituer pour les opérateurs nationaux, publics et privés, un cadre de référence pour présider à la promotion, la négociation et la constitution des partenariats ainsi que de leur suivi. Le partenariat est ainsi perçu comme un levier stratégique de modernisation et de développement des entreprises publiques. Une tendance vers l’ouverture. L’entreprise publique est même encouragée à recourir au partenariat, lorsque cela contribue à ses objectifs stratégiques aussi bien avec des partenaires résidents qu’avec ceux non-résidents. L’entreprise nationale, publique ou privée, n’en demandait pas tant. Reste que cette ambitieuse partition doit être suivie par le bon tempo sur le terrain. Une économie est compétitive quand ses structures sont solides, quand la qualification de sa main-d’œuvre est élevée, quand son administration marche au lieu d’entraver et quand la formation des compétences suit. C’est sans doute cela le vrai «dispositif» de sûreté d’une économie. La Charte sur le partenariat public-privé trouvera-t-elle l’environnement adéquat pour prospérer et donner des fruits ?

Le défi est relevé.