On ne peut pas dire que pour sa normalisation, l’Etat Occupant pédale dans la semoule. Sur le sol de la Palestine, le gouvernement sioniste a invité la grande foule. Le « Giro », une prestigieuse course de vélo, a connu son coup de starter hier en terre volée.

Des kilomètres à avaler pendant qu’un peuple avale des couleuvres. Une Palestine qui mange son pain noir au moment où l’émancipation sportive d’un pseudo pays criminel est tissée de fil blanc. Ce n’est pas pour verser dans le mélo mais maudit soit ce cyclisme qui encourage le crime et le terrorisme sous le couvert de la promotion du tourisme. Un véritable braquage diplomatique à coup de braquet pour une paix qui roule sur la jante. Un processus qui a la fringale ne pouvant plus avancer. Pendant ce temps-là, on astique la selle pour Israël. Les pédales arabes, il y en aura avec une formation du Bahreïn et des Emirats arabes unis qui illustrent la désunion. La désolidarisation dans une affaire qui n’affère plus à une communauté aspirée par l’Occident. La cassure est là. Ça ne pourrait nous échapper.  La Palestine est bâchée ! Au Proche-Orient, on a fait faire à la Petite reine une escale qui n’a rien de royale. Un détour qui marque la trahison d’une cause. Qui ne peut s’apparenter qu’au déloyal. La roue tourne pour détourner les droits. Ceux d’une Palestine impuissante face à ce sprint massif bien qu’elle soit combative. Comme dit le jargon du cyclisme, elle est « dans la mafia ». Un terme qui désigne un groupe de coureurs issus d’équipes différentes mais alliés de circonstances, et dont l’intérêt est de ne pas laisser gagner les autres cyclistes. La métaphore est édifiante pour une course et causes qui ont tout de perdues.
Vive la Palestine !M. T.