L’Agence de développement social (ADS) a un nouveau directeur général. Il s’agit du directeur général-adjoint, Ballalou Zoheir, installé récemment dans ses fonctions, avant d’être nommé directeur général de l’Agence. Selon les cadres de l’ADS, « il s’agit d’un cadre supérieur qui vient du secteur de la culture, où il a fait ses preuves dans la gestion et l’encadrement des programmes. Sa nomination intervient à point nommé pour éviter à l’agence davantage d’enlisement », note-t-on. 

La cérémonie d’installation du nouveau Directeur général s’est déroulée, hier matin, au ministère de la Solidarité nationale en présence de la ministre Mounia Meslem Si Amer. La ministre qui avait fini par se rendre compte de l’état de déliquescence prévalant au sein de cette agence, a pris les devants en procédant à des changements au niveau de plusieurs centres de décision. Un coup de balai au sein du ministère qui a touché les postes les plus sensibles, notamment le secrétariat général, le cabinet, l’inspection générale, les finances et le personnel, la planification, etc. Au niveau de l’ADS, les scandales qui ont éclaboussé les proches collaborateurs du désormais ex-directeur général, sans compter les rapports de l’IGF et de la Cour des comptes, semblent avoir provoqué la chute de cet ancien directeur central au ministère.
Cependant, ce qui a incontestablement précipité sa chute, ce sont les derniers rapports, ou plutôt réponses, du ministère des Finances adressés au Premier ministre Sellal, où la mauvaise gestion a été mise en évidence et l’incompétence de l’équipe actuelle de la Direction générale a été relevée dans ce rapport accablant.
Il y a lieu de rappeler, qu’au lendemain de son installation à la tête de cette institution spécifique, le directeur général qui avait brillé par son incompétence dans la gestion des programmes de cette agence, avait procédé à un changement radical irréfléchi qui a touché 99% des directions transversales. Il s’est, ensuite, entouré d’une équipe d’amis et de connaissances, dont les profils ne concordaient pas avec les exigences des postes. Les scandales dans la gestion, les inspections récurrentes de l’IGF et de la Cour des comptes, les affaires de corruption et de détournement dans lesquels étaient impliqués ses amis et proches collaborateurs ont terni l’image de cette institution qui était le fer de lance du secteur, il y a moins de trois années. Le désormais ancien directeur général, Lekhlef Messaoud, qui semble avoir été pris de court par cette décision, affichant une mine défaite lors de la cérémonie, laisse derrière lui une institution nationale aux abois et dans une situation comptable et financière désastreuse du point de vue de la gestion. Cela, sans compter le retard de trois années enregistré dans l’assainissement des programmes et dispositifs sociaux selon le rapport ministère des Finances.