Par NAZIM B.
La marche hebdomadaire des étudiants à Alger a été empêchée, hier, par les forces de sécurité qui se sont fortement déployées dès les premières heures de la journée, notamment dans les périmètres où est entamée traditionnellement la marche. Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a déploré, en début d’après-midi, une dizaine d’interpellations citant des enseignants universitaires qui auraient été emmenés vers des commissariats de police, à l’image de la politologue, enseignante universitaire Louiza Ait Hamadouche et du professeur Abdessalam Mahanna. Les manifestants, aussi bien les étudiants que les citoyens qui marchent avec eux depuis plusieurs mois, contrariés dans leur action, ont exprimé leur regret de ne pas pouvoir perpétuer la tradition. Certains mettent en évidence que « c’est la première fois que cela se produit », en signalant qu’une « interdiction similaire était déjà à l’œuvre les semaines passées dans d’autres wilayas », citant notamment Oran, Béjaïa, Tizi Ouzou… Impliqué dans la mobilisation populaire depuis février 2019, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) a réagi à travers un communiqué dans lequel il « dénonce la répression de la marche des étudiants à Alger ».
« Le pouvoir continue avec son approche répressive et sécuritaire, la marche hebdomadaire des étudiants à Alger a été empêchée pour la première fois, déplorant également plusieurs arrestations entre étudiants et enseignants universitaires », indique l’association.
Cette dernière dit interpeller le pouvoir sur « le respect du droit de manifester et de se rassembler à Alger et à travers tout le territoire national », exigeant « la libération immédiate et inconditionnelle des personnes interpellées ». Vers 18h, plusieurs étudiants ont été relâchés. n