Plusieurs questions ont été abordées par les cadres financiers et comptables d’entreprises à l’occasion d’une journée d’information sur la loi de finances 2017 et son impact sur les entreprises ; organisée hier par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci).


Ces questions portent essentiellement sur le nouveau taux de la TVA qui passe de 17% à 19%.  Pour le directeur général de la législation et de la réglementation fiscale, Mustapha Zikara, «la TVA est un impôt neutre pour les entreprises». «Il existe beaucoup de facilités fiscales accordées aux entreprises et aux investisseurs. L’IRG et l’IBS sont restés intacts. Les revenus de l’entreprise sont restés les mêmes», a-t-il affirmé.   S’agissant de l’élément nouveau apporté par  la LF2017, Mustapha Zikara a expliqué que «la loi devra réorienter l’activité économique et le mode de la consommation». Il prend l’exemple de la loi inhérente au concept de «l’efficacité énergétique pour réduire la consommation».  Sur le plan budgétaire, il a indiqué  que la LF 2017«renforce  la fiscalité et l’action de l’administration». Elle permet aussi «le renforcement des activités économiques et la consolidation des investissements notamment dans la filière de l’industrie mécanique et de l’automobile, la filière de l’électronique et  de l’agriculture». En ce qui concerne  le citoyen, qui subit  déjà les conséquences de la cherté de la vie avant même l’entrée en vigueur de la nouvelle loi de finances, le cadre de la Direction générale des impôts avait, sans le dire, prévu cette situation. «Il est tout à fait normal que le pouvoir d’achat s’amenuise», a-t-il dit. «Le pouvoir d’achat sera plus faible à cause de la crise économique mais pas forcément à cause de l’augmentation de la TVA», a-t-il ajouté. Par ailleurs, Mustapha Zikara a indiqué que la tutelle continuera à afficher les prix des produits  tout en informant les citoyens  des nouvelles lois «pour éviter des hausses aléatoires chez certains commerçants», a-t-il indiqué.  
Il a déclaré que l’action décidée par la loi de finances 2017 est encourageante pour la croissance de l’économie nationale et  stimulera la création d’entreprises affirmant que  «c’est grâce à cette seule procédure d’élever la TVA de 2% que les fonds du trésor public connaîtront une réelle augmentation».
M. Zikara a révélé également que 60% du processus de collecte de l’impôt est numérisé surtout pour les grandes entreprises, tout en indiquant que les chiffres annoncés ici et là sont «exagérés». Pour sa part, Amel Abdelatif, directrice des litiges fiscaux auprès de la Direction générale des impôts, a indiqué que les mesures contenues dans la loi de finances 2017, dans sa partie fiscale, permettront une simplification des procédures à la fois pour les personnes et pour les entreprises.