Yennayer consacrée journée chômée et payée par l’Etat ne vient que conforter les fondements de l’identité algérienne et l’unité nationale, cette fête étant célébrée dans toute l’Algérie même dans les régions non berbérophones.

La décision qui ne manque pas d’intelligence politique a été sans nul doute une manière de tirer le tapis sous les pieds de ceux qui utilisent la revendication amazigh de manière nihiliste à des fins de déstabilisation. Cette mesure, comme toutes celles déjà prises au profit de l’identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe, ne fera que conforter l’unité et la stabilité nationales. Une avancée est la bienvenue notamment en ces périodes de fragilité économique et d’instabilité internationale. L’une des plus vieilles revendications des militants de l’amazighité vient d’être satisfaite. Il s’agit désormais de revenir aux fondamentaux et d’utiliser les outils adéquats afin de donner à cette langue sa véritable dimension. La question de tamazight en Algérie sera à n’en plus douter une thématique inévitable dans l’avenir. Et pour que tamazight langue nationale et officielle ne soit pas une incongruité il faudrait commencer à installer les instruments et les mécanismes scientifiques pour la consolider. Et faciliter son usage par exemple dans les médias et l’administration. Le chef de l’Etat a justement demandé au gouvernement de prendre en charge tous les points liés à la revendication amazighe. A commencer par la préparation d’une loi organique devant être le prélude à la création d’une académie de langue amazighe. Dans son discours le chef de l’Etat a enjoint au gouvernement de ne ménager aucun effort pour la généralisation de l’enseignement et de l’usage de tamazight. Conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution. La véritable bataille se trouve, en effet, au niveau académique. Il s’agira de doter cette langue d’outils qui lui permettraient de prospérer et d’être une langue comme les autres, assurément pour les générations futures.