Tout le monde sait que la JS Kabylie est revenue de très loin pour donner des reliefs à cette saison 2017-2018 qui avait tout pour être cauchemardesque. Après avoir longtemps flirté avec la relégation, se retrouvant même dans la lanterne rouge, les « Canaris » ont fini par sortir de la cage et enchanter leur public.

Le regain de forme de l’équipe a coïncidé avec la désignation de Youcef Bouzidi à la tête de la barre technique. Huit matchs sur le banc pour 6 victoires et 2 nuls, l’ancien driver du RC Kouba et de la JS Kabylie fait l’unanimité sur le plan « résultats ». Le tout, malgré une relation tendue avec la direction et le président Chérif Mellal avec qui il n’est pas toujours tout à fait d’accord sur certains points.
Néanmoins, les supporters des « Lions du Djurdjura » ne peuvent pas dire que le technicien de 60 ans n’a pas eu l’effet escompté en faisant de la même équipe qui perdait presque toutes ses rencontres une autre plus volontaire et vaillante.  « J’ai pu remobiliser les troupes et leur inculquer la rage de vaincre. J’ai également apporté quelques changements audacieux au sein de l’équipe en donnant notamment la chance à des joueurs tels que Chetti et Saâdou qui n’ont pas démérité. Il y a aussi plus de rigueur et de discipline dans le travail, ce qui nous a permis de nous remettre sur rails », a précisé celui qui a entraîné le MO Béjaïa l’autre formation de la Kabylie non sans reconnaître que son groupe a « les moyens de remporter le trophée. »

Une disette de 7 ans
Le successeur de Noureddine Saâdi a de l’expérience dans ce tournoi puisqu’il était sur le banc du NA Hussein-Dey lors de la finale 2016. Même s’il n’a pas pu la remporter en se faisant battre par le MC Alger (1-0), il devrait aborder la partie avec plus de sérénité. « Pour la défaite contre le MCA, il faut prendre le côté positif d’une telle leçon. Après une telle expérience, il y a moins de pression un peu plus d’expérience et c’est très important, et je pense que cette fois-ci ça sera la bonne », pressent-il.
Demain, il sera devant une nouvelle opportunité pour remporter son premier titre comme coach.  «Pour moi, c’est un rêve. Aujourd’hui, la coupe est là, c’est une occasion pour moi de prendre une revanche après la finale perdue contre le MCA d’il y a 2 ans. La JSK aussi a perdu une finale 4 ans auparavant.  Maintenant il y a une équipe, un environnement, des joueurs, des supporters, tout le monde y croit. Incha Allah, cette coupe c’est la cerise sur le gâteau, on est en finale, on va la jouer à 100%, on sera à la hauteur, pour ce grand club ce serait le minimum qu’on puisse lui offrir, c’est le club le plus titré du pays», note Bouzidi. Le chef de la barre technique des « Lions du Djurdjura » ne pense pas si bien dire car conscient qu’il est à la tête du sigle le plus décoré en Algérie. Aux niveaux local et continental, la JSK compte 27 trophées dans sa galerie. Cela fait 7 ans qu’elle n’a pas ajouté une nouvelle coupe au palmarès. C’était, justement, une victoire dans l’épreuve populaire contre l’USM El-Harrach.