D’Oran Jalil M.
Le mouvement de grève auquel avait appelé l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef) a connu une grande participation à Oran, où le taux annoncé par le coordinateur de la wilaya Mahrez Hammouda est de 68,78 %, ce qui est, selon lui, un message clair aux responsables du secteur et de l’Etat afin de revoir le programme et le protocole sanitaire instaurés par la tutelle. Selon le représentant de l’Unpef, «plusieurs établissements éducatifs ont répondu à 100% à notre débrayage, notamment au centre-ville, Aïn El Kerma, Gdyel, Mers El Hadjadj. Sincèrement, on ne s’attendait pas à un tel suivi, mais cela prouve que le personnel de l’Education est épuisé par ce rythme infernal et cette charge de travail, dans des conditions si difficiles».
Quant aux revendications de l’Unpef, Mahrez Hammouda dira qu’il faut que «le système de scolarisation soit revu en cette période de pandémie pour la sécurité des élèves et celle des enseignants et du personnel, ainsi que le retour au créneau de 5 jours de travail par semaine». De plus, «nous avons tenu à exprimer notre désappointement quant au propos du ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid, qui a accusé les enseignants et les travailleurs d’être derrière la propagation du virus au sein des écoles, des CEM et des lycées, et cela est inadmissible.» Par ailleurs, l’Union a réédité son souhait de voir la gestion des écoles primaires passer des collectivités locales à la direction de l’Education et d’appuyer les ressources financières des établissements éducatifs des trois paliers, créer de nouveaux postes budgétaires notamment pour les étudiants de l’Ecole supérieure des enseignants.
Selon des observateurs, cette grève n’aurait pas dû avoir lieu, car avant d’approuver ce système, et avant la reprise des cours, les syndicats autonomes se sont réunis avec le ministre de l’Education et ont accepté le protocole et le système de scolarisation des élèves des 3 paliers. Le Premier ministre Abdelaziz Djerad avait affirmé, il y a quelques jours, que «la fermeture des écoles n’est pas à l’ordre du jour». n