La « Fête de la musique » coïncidant avec le soliste d’été (21 juin) a été célébrée, jeudi dernier à Alger, dans une ambiance de liesse populaire, lors de la tenue d’un grand concert, en plein air, organisé à la place de la Grande-Poste par l’Institut français d’Alger et l’APC d’Alger-Centre.

A cette occasion, deux formations musicales étaient à l’affiche, « Djmawi Africa » et le groupe français « Orange Blossom », dont les compositions ont pour point commun des sons et des influences orientaux et africains. Cette célébration a réussi à drainer un nombreux public essentiellement de jeunes. Concert gratuitement ouvert au public, la première partie a été marquée par la présence sur scène du groupe « Djmawi Africa », fondé, pour rappel, en 2004 à Alger par un groupe d’étudiants, avec Ahmed Djamil Ghouli au goumbri et chant, Abdou El Ksouri à la guitare et Nazim Ziad à la batterie. « Djmawi Africa » s’est rapidement distingué par son style musical alliant plusieurs genres comme le rock, le chaâbi et le gnaoui, ainsi que des textes, abordants les maux sociaux qui préoccupent la jeunesse, comme le chômage. Le groupe algérien a captivé l’attention du public, gratifié notamment lors du concert de jeudi de plusieurs titres tels que « H’chiche ou pois chiche », « Bezaf » (C’est trop!) et Dellali, repris en chœur par la foule. Des titres extraits des trois albums du groupe, dont «Mama», qui a connu un franc succès en Algérie et en France, où il a été enregistré. Quant au concert donné par « Orange Blossom », programmé en Algérie les 23, 25, 27 et 30 juin pour des représentations aux instituts français de Constantine, Annaba, Oran et Tlemcen, il aura été l’occasion jeudi dernier pour le public algérois de découvrir un ensemble né à Nantes (France) en 1993. Composé, en effet, de cinq artistes à la guitare, aux percussions ou au violon, le groupe électro ethnique est conduit par la chanteuse égyptienne Hend Ahmed. Elle a réussi à séduire le public algérois présent, notamment par sa voix rauque et son répertoire mettant en avant une musique qualifiée par les organisateurs du concert de « transe rock oriental, mélange de lyrisme capiteux et de basses explosives ». La participation du groupe convié à Alger par l’Institut français a été marquée par l’interprétation de titres tels que « Ya Sidi », « Habibi » ou « Ya zaman » qui se démarquent par un style alliant musique électronique et la world music d’influence arabe et occidentale. Un genre en partie popularisé auprès du large public, en 1997, avec la sortie du premier album du groupe intitulé « Orange Blossom » et vendu à 15 000 exemplaires dans le monde. De la musique classique aussi Un récital de musique classique universel, célébrant les œuvres de compositeurs italiens contemporains, a également été animé jeudi soir à Alger par le violoniste algérien Nabil Hamai, accompagné de musiciens italiens. Organisé par l’Institut culturel italien d’Alger à l’auditorium Aïssa-Messaoudi de la Radio nationale, à l’occasion de la célébration de la Fête de la musique, ce récital a rassemblé le trio Nabil Hamai, Anna Barbero Beerwald au piano et Giacomo Agazzini au violon. Lors de ce récital, le trio a exécuté des œuvres de compositeurs italiens contemporains à l’image du violoniste Fatine Umberto, enseignant au conservatoire de Milan qui avait déjà accompagné l’Orchestre symphonique algérien en 2007, ainsi que des musiques de films italiens célèbres. Le trio a également gratifié son public de plusieurs partitions de solo au piano, exécutés par Anna Barbero Beerwald, ou de duo pour violon ainsi que quelques partitions écrites ou adaptées pour les trois musiciens. Revisitant parfois des compositions de musique de chambre pour introduire une section rythmique de châabi et modifier le jeu du piano, ce trio de musiciens représente différentes promotions du conservatoire Giuseppe Verdi de Turin en Italie.