La décision prise, mercredi dernier, par le gouvernement de fermer 45 minoteries activant à travers plusieurs régions du territoire national risque de créer un déficit de l’offre de céréales qui perturberait inévitablement le marché. C’est pourquoi, les responsables du groupe Agrodiv et ses filiales se sont réunis, sous la présidence de la ministre de l’Industrie et des Mines Djamila Tamazirt, dans l’objectif de mettre en place les mécanismes à même de parer ce risque.
Ainsi, il a été question, lors de cette rencontre, « d’établir un plan d’actions qui vise à pourvoir au déficit de l’offre que pourrait induire la fermeture des minoteries par les pouvoirs publics, afin d’éviter toute probable rupture ou perturbation d’approvisionnement du marché», indique le ministère dans un communiqué. Précisant que, lors de cette rencontre, il a été procédé à l’examen et l’évaluation des capacités de production et de stockage des moulins relevant du groupe Agrodiv ainsi que le réseau de distribution des filiales », ajoute la même source.
Les cadres du secteur ont été donc instruits à « mobiliser tous les moyens et de préparer la logistique nécessaire à l’effet de satisfaire la nouvelle demande du marché, notamment dans les régions concernées par la mesure de fermeture de minoteries », indique encore le communiqué du ministère de la tutelle.
L’approvisionnement des moulins publics par l’OAIC en blé tendre a été, également, évoqué par la ministre, qui a instruit les mêmes cadres « afin de définir les quotas nécessaires pour 100% des capacités de ces moulins auprès de l’OAIC afin de satisfaire la demande nationale », fait savoir, en outre, la tutelle.
Pour rappel, c’est lors d’une réunion du gouvernement, tenue mercredi dernier, que le Premier ministre Noureddine Bedoui a décidé la fermeture de 45 minoteries pour « contraventions avérées aux lois en vigueur, notamment la surfacturation et les fausses déclarations ». Cette décision a été prise suite à un exposé du ministre des Finances révélant des dépassements de la part de certaines minoteries quant à leurs capacités de production effective et la surfacturation en vue de bénéficier indûment de quotas supplémentaires de blé tendre subventionné. Outre la fermeture des minoteries, le chef de l’Exécutif a ordonné l’engagement de poursuites judiciaires à l’encontre d’autres minoteries ayant fait de fausses déclarations concernant leurs capacités de production effectives, et ce, après finalisation de l’opération d’audit général. Il a été également décidé de suspendre le directeur général de l’OAIC.