La Tunisie et ses clubs ont trouvé une parade «légale» pour pouvoir pomper les joueurs algériens de notre championnat autant qu’ils veulent. En effet, du côté de la Fédération tunisienne de football (FTF), il a été décidé de considérer les footballeurs Dz comme étant des locaux. Ainsi, les différents teams chez le voisin, qui n’avaient que 5 licences pour les recrues en provenance de l’étranger, préserve ce quota quand le signataire est Dz.

Ce sont impuissantes que les équipes algériennes voient filer leurs meilleurs joueurs soit au Golfe soit en Tunisie. Au footbusiness, c’est l’argent qui décide. Et les sigles Dz semblent à la peine sur le plan financier. Des mois de salaires en retard, des trésoreries dans le rouge et un avenir sombre, tout cela incite nos footballeurs à aller voir ailleurs. Là où ça joue mieux et paie plus. La quête de plus de prestige et d’argent. Parce qu’au final, le foot c’est leur profession. Et on ne peut pas jouer pour du beurre à un certain moment.

La FAF avait saisi la FIFA
La Tunisie tire considérablement profit de cette situation en faisant du produit algérien une cible privilégiée dans les plans recrutement. Logiquement, avec des offres attrayantes, les Benguit, Chetti et les autres ont succombé à cette destination. La Tunisie est une terre idéale pour l’acclimatation. Tout est réuni: socialement, climatiquement et économiquement. Kheireddine Zetchi, patron de la FAF, n’a pas trop apprécié cet exode et a décidé d’engager une procédure contre l’instance footballistique en Tunisie.
A titre d’exemple, l’Espérance Tunis compte 6 Algériens dans ses rangs. Soit 20% de l’effectif professionnel. Sûre du pouvoir d’attractivité de son championnat, la Fédération Tunisienne de football (FTF) tente de forcer l’idée émise en 2018 au sein de l’UNAF sur la libre circulation des footballeurs dans cette région. Ainsi, elle l’a appliquée localement sans attendre que les autres instances de la zone soient d’accord. Il s’agit, par conséquent, d’une décision prise d’une manière unilatérale comme l’indique la FAF qui a décidé de saisir la FIFA.

Absence non-justifiée
Pour pouvoir trouver issue à ce litige, une audience de médiation entre la FAF et la FTF était prévue dimanche dernier. Toutefois, la FTF a demandé le report de ladite session. C’est la FIFA qui a interpelé la Confédération africaine de football (CAF) pour examiner ce dossier. Dès lors, la structure confédérale a dépêché l’Egyptien Abu Réda et le Congolais Constant afin qu’ils essaient de trouver un issue favorable à ce litige et le régler de manière «diplomatique». Cependant, l’audience qui était censée se dérouler en visioconférence ne s’est pas tenue parce que la partie tunisienne s’est faite remarquée par son absence sans pour autant apporter de justificatif alors que Zetchi avait annoncé, vendredi dernier sur les ondes de la Radio Internationale qu’une «solution sera trouvée incessamment». Pour l’instant, l’imbroglio persiste en attendant solution à la discorde. <