C’était un épisode qui a marqué un tournant pour le football mondial. D’ailleurs, dès aujourd’hui, les matchs des groupes en Coupe du Monde se joueront au même moment. Cette décision a été prise après le fameux match entre la République Fédérale d’Allemagne (RFA) et l’Autriche à l’édition 1982. Les deux sélections se sont arrangées pour faire un nul synonyme d’élimination pour l’Algérie, qui a joué plus tôt, de la compétition. Et cet épisode a servi d’argument dans le communiqué de la Fédération iranienne de football (FFIRI) qui a recadré l’Allemand Jürgen Klinsmann. C’était après que ce dernier a reproché aux joueurs de la «Team Melli» d’influencer les décisions arbitrales dans la foulée de la rencontre Iran – Pays de Galles.

Par Mohamed Touileb
Jürgen Klinsmann, ancien international allemand, a estimé que les joueurs de l’Iran obtenaient des résultats en faisant pression sur les arbitres. Des propos qui n’étaient pas du goût de la Fédération iranienne de football (FFIRI). Ainsi, l’instance n’a pas manqué de rappeler le passif de l’Allemagne en matière de comportements anti-sportifs. Et l’illustration était avec le match arrangé entre la République fédérale d’Allemagne (RFA) et l’Autriche au Mondial 1982 en Espagne.
A l’approche de l’explosif Iran – Etats-Unis, programmé ce soir (20h) et décisif pour la qualification dans le groupe «B», Jürgen Klinsmann a dérapé. En effet, l’ancien sélectionneur des USA estime que les Iraniens râlent souvent pour influencer l’arbitrage. Ses propos avaient pour théâtre le plateau de la BBC. C’était après le succès de ces derniers contre le Pays de Galles. «Ce n’est pas par hasard. C’est exprès. Cela fait partie de leur culture, c’est comme ça qu’ils jouent. Ils travaillent l’arbitre (…), le juge de touche, le 4e arbitre. Ils vous font perdre votre concentration», a déclaré l’ancien avant-centre de la «Mannschaft».
Indélébile
Par conséquent, la structure footballistique iranienne n’a pas manqué de réagir. Elle a demandé la démission de l’Allemand du groupe d’étude technique de la FIFA. En outre, la FFIRI notait dans un communiqué qu’ «en tant qu’Allemand, M. Klinsmann ne sera pas jugé pour le plus honteux épisode de l’histoire de la Coupe du monde quand l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche avaient arrangé un résultat en 1982» ni pour ses «fameux plongeons spectaculaires», ni «pour aucune affaire politique ou historique en lien avec son pays».
Jusqu’à aujourd’hui, le match de la honte entre les Allemands et l’Autriche, qui a coûté l’élimination de l’Algérie du Mondial espagnol, reste une référence en matière d’absence d’éthique. Pour rappel, cette magouille avait suivi l’exploit historique des camarades de Rabah Madjer. Les «Fennecs» avaient battu la RFA (2-1) à la surprise générale signant l’une des plus grandes sensations dans l’histoire de la Coupe du Monde. Quarante après, cette campagne reste dans les esprits. n