L’attitude de plus en plus virulente du Maroc pour tenter de décrédibiliser un mouvement indépendantiste qui commence à engranger davantage de soutiens à l’international et plus de sympathie des peuples dans le monde, ne fait que conforter les Sahraouis dans leur combat.

Il est patent que l’affolement qui s’est emparé de Rabat est à son comble, en se laissant aller à des extrêmes qui ne font que décrédibiliser sa politique sur ce dossier. Comment pourrait-on convaincre la communauté internationale de la justesse de ses thèses en proférant officiellement des accusations non prouvées? Les tentatives répétées mais vaines du Maroc de vouloir impliquer coûte que coûte l’Algérie, qui pourtant se limite au principe de solidarité et à la légalité internationale, prennent une tournure de plus en plus hystérique. Une attitude qui pourrait bien être le résultat d’un manque de confiance en son activisme diplomatique à l’efficacité toute relative. Le Maroc, adepte des coups fourrés et de la politique sournoise, celle du «il m’a frappé le premier et s’en est allé vite se plaindre», refuse de revenir à la légalité internationale et à une posture plus en phase avec le droit. Il faut dire que l’offensive remarquée du Maroc depuis quelques années au niveau diplomatique et dans les médias semble peu efficiente, malgré les efforts du palais et les moyens mis à cet effet. Il reste pourtant une voie particulièrement idéale, celle du référendum d’autodétermination qui pourrait mettre fin à ce conflit en rendant au peuple sahraoui ses droits. Une option que le Maroc a toujours refusée, mettant tous ses moyens pour la rendre difficile à mettre en œuvre sur le terrain. Et pourtant la résolution 1754 du Conseil de sécurité stipule que le Conseil «n’imposerait pas une solution à la question du Sahara occidental mais qu’il tenait à aider les parties à trouver une solution politique mutuellement acceptable qui permettrait d’assurer l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». A l’évidence le Maroc fait toujours fausse route.