Le dossier est définitivement clos. Sauf pour ceux qui veulent s’accrocher au Radeau de la Méduse. La FIFA, par le biais de sa Commission d’arbitrage (retenez le nom), a bien notifié à la Fédération algérienne de football (FAF) que le match Algérie – Cameroun ne sera pas rejoué. Et ce même si certaines parties continuent à nourrir un espoir vain et inexistant désormais.

Par Mohamed Touileb
Il faudra passer à autre chose et consommer la défaite administrative après celle sur le terrain de football. Et ce, même si Abderrezak Sebgag, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), a indiqué dimanche que « nous avons reçu une lettre de la Fédération internationale de Football, ou elle nous informe de sa décision finale à propos du recours déposé par la FAF.
Et l’Algérie a le droit le plus absolu de saisir toutes les instances compétentes, conformément aux statuts de la FIFA ».

La Commission d’arbitrage pas concernée
Le premier responsable du sport en Algérie n’a pas donné l’impression d’avoir été informé de tous les détails sur cette affaire. On peut donc penser qu’il a une certaine méconnaissance des statuts de la FIFA. En effet, l’article 57 des Statuts de la FIFA note qu’il y a la possibilité de recourir au Tribunal Arbitral du Sport « en cas de litige impliquant la FIFA, les associations membres, les confédérations, les ligues, les clubs, les joueurs, les officiels, les agents organisateurs de matches licenciés et les intermédiaires. » En outre, l’alinéa 48 du code de discipline de l’instance suprême du foot mondial précise que « les décisions prises par la commission de discipline et la commission de recours peuvent faire l’objet d’un appel devant le tribunal arbitral de sport (TAS), en application les dispositions les articles 57 et 58 les statuts de la Fifa ». Sauf que la notification de la FIFA envoyée à la FAF provient de la Commission d’arbitrage qui ne figure pas parmi les commissions citées.

À moins de fournir des preuves de corruption…
Il faut savoir que la nature de la contestation de la structure de la balle ronde Dz n’était qu’une simple réclamation à laquelle elle avait joint des preuves techniques. Sur le plan juridico-sportif, ce n’était même pas un recours. Et quand on connaît la jurisprudence du TAS, on sait que ce dernier ne peut en aucun cas « annuler des décisions prises sur un terrain par un arbitre ou un autre officiel du jeu ». Le TAS est incompétent quand il est appelé à examiner un dossier purement technique. Le seul cas où il pourrait intervenir, c’est quand il y a des preuves concrètes de fraude ou de corruption. Ce qui n’est manifestement pas le cas pour le « dossier Gassama » puisque la FAF aurait fourni des preuves de sa malhonnêteté s’elle en avait concrètement. L’idéal est de passer à autre chose afin de digérer cette désillusion au lieu de la ruminer vainement.