C’est aujourd’hui que le Bureau de la Fédération algérienne football (FAF) se réunira pour prendre une décision cruciale concernant le devenir de la saison 2019-2020. Comme on l’a déjà indiqué dans nos précédentes livraisons et d’après les données sanitaires, l’instance footballistique devrait mettre un terme définitif au championnat. La mesure n’est pas si simple, puisque la FAF devra aussi délibérer si le CR Belouizdad, actuel leader, sera sacré champion et désigner qui reléguer et faire monter.

L’idée d’une Ligue 1 avec 20 équipes n’est pas à exclure. Pas de descente pour cet exercice et 4 teams de Ligue 2 qui montent, ça devrait être la formule spéciale pour une situation sanitaire exceptionnelle. Aujourd’hui, le BF se prononcera sur le sort des compétitions. Et ça sera sous la pression du dernier communiqué du ministère de la Jeunesse et des Sports (MSJ).
En effet, la tutelle avait indiqué, il y a 6 jours de cela, que la « reprise des compétitions sportives n’est pas encore autorisée ». Le département sportif étatique s’est basé sur les indices épidémiologiques de la pandémie plus que jamais alarmants dans le pays depuis un mois. La propagation du Coronavirus n’a pas pu être régulée. Cela contraint les responsables à éviter tout type de manifestations pouvant augmenter la virulence de la Covid-19.

Impossible de faire l’unanimité
Ainsi, la FAF, qui s’est longtemps accrochée à l’espoir de voir un jour ses championnats reprendre, devra considérer l’avis du MJS. Toute autre approche serait suicidaire. Le problème ne sera certainement pas la démarche en elle-même mais ce qui en découle comme décisions administrative et dégâts économiques. Y aura-t-il accession été rétrogradation ? Le CR Belouizdad, actuel leader, sera-t-il déclaré champion ? Qui seront les représentants du pays dans les compétitions phares du continent ? Tant de problématiques auxquelles la FAF et la LFP devront trouver des solutions qui seront acceptées unanimement.
Après tout, c’est l’Etat qui aura le dernier mot. On parle là d’un cas de force majeure. Un contexte pandémique dans lequel les instances sportives n’ont pas vraiment leur mot à dire. Surtout après que les événements continentaux et mondiaux phares, prévus l’été prochain, ont été décalés.

Le vide réglementaire
A vrai dire, ce n’est pas l’arrêt définitif des compétitions qui posera problème mais les réactions imprévisibles que cela suscitera. En plus du volet financier et des clubs qui connaissent, à la base, des problèmes de trésoreries quand le championnat se déroule normalement, il y aura un éventuel champion à décorer et des clubs à faire descendre ou monter.
Et il n’y a pas d’alinéa spécifique dans les règlements de la FAF ou la LFP à ce sujet. L’O Médéa, la JSM Skikda, le WA Tlemcen et le RC Relizane jouent l’accession en D1 Pro. Pour leur part, le NA Hussein-Dey et le NC Magra risquent la rétrogradation. Et ce après 23 journées. A 7 rounds de la fin des épreuves, les résultats sportifs pourraient aussi être annulés.
Tout cela pour dire que les décideurs de la balle ronde sans dans un sacré pétrin. Sachant toute la susceptibilité et la paranoïa qu’il faudra considérer au moment de se prononcer, personne ne voudrait être à la place de Kheireddine Zetchi, boss de la FAF, et son équipe.
Le PV du BF d’aujourd’hui sera attendu par tout le monde. Et chacun ira de sa critique selon ses intérêts. n