Investir dans le domaine forestier est une piste à laquelle on ne pense pas forcément… C’est pour cette raison que la Direction générale des forêts, exhorte les opérateurs économiques à investir dans la richesse forestière.

En marge d’une conférence de presse consacrée à l’annonce du Salon national de l’investissement dans le secteur des forêts, le directeur général des forêts, Azzedine Sekran, a appelé les opérateurs économiques algériens à saisir les grandes opportunités d’investissement dans les différents domaines de la richesse forestière, à même de contribuer effectivement à la diversification de l’économie nationale.
Côté rendement, l’interlocuteur dira que « l’investissement rationnel dans le domaine forestier est à même de contribuer à la diversification économique et à la réduction de la facture d’importation des produits forestiers à près de 30 millions de dollars, notamment le bois et le liège ». D’autre part, il ne manquera pas de souligner l’impératif d’intensifier les efforts de lutte contre l’érosion et la désertification, faisant état d’un travail avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour la réévaluation du barrage vert et son rendement en tant que rempart écologique contre la désertification, ainsi que l’examen des mesures à prendre pour valoriser cette réalisation. Le même responsable a estimé que la forêt n’est pas uniquement un espace écologique, mais un facteur économique et social à même de contribuer à la diversification des ressources économiques nationales et assurer des revenus financiers supplémentaires à l’Etat.

L’année 2018 ne sera que le début
Azzedine Sekran a affirmé que l’investissement dans le secteur forestier se fera, à partir de 2018, suivant une nouvelle méthode basée à la fois sur l’exploitation efficace des ressources forestières et leur préservation. Déjà, le Directeur général a passé en revue une série de décrets encadrant et régissant l’octroi des licences d’exploitation dans le domaine forestier au profit des investisseurs locaux privés. S’agissant des potentiels forestiers, M. Sekran a fait savoir que la production du liège a atteint 66 000 quintaux de cette matière en 2017 et 130 000 m3 de bois. Evoquant la production du charbon qui a atteint 1,7 tonne par an, le même responsable a souligné que cette ressource naturelle est exploitée de manière anarchique. Affirmant que l’Algérie possède de grandes potentialités pour investir dans le domaine de production d’amande, de pistache, de caroube et d’argan de façon à réduire la facture d’importation de ces produits, M. Sekran a mis l’accent sur l’impératif de conjuguer les efforts et de soutenir l’investissement dans les différents domaines. Il a précisé qu’il faut accorder un intérêt particulier à l’économie forestière dans tous les territoires en encourageant la création de nouvelles activités forestières productives de ressources à même de répondre aux besoins des éventuels investisseurs.

Un « salon » pour commencer
Organisé sous le thème « les potentialités de la forêt et les opportunités d’investissement », le Salon national de l’investissement dans le secteur des forêts, prévu les 24 et 25 décembre au Parc national de la wilaya de Tlemcen, verra la participation de chercheurs et d’académiciens en matière de gestion et d’exploitation des forêts et de la valorisation des produits ligneux et non ligneux, outre la présence des porteurs de projets désirant investir dans ce domaine. Des conférences et des tables rondes vont être organisées durant cette manifestation écologique et économique et s’articuleront sur les potentialités en matière de valorisation des produits forestiers, outre l’examen des différentes lois et procédures en vigueur relatives à l’investissement dans le secteur forestier en vue de sensibiliser les opérateurs et promouvoir l’attractivité du secteur. Selon M. Sekran, cette manifestation sera un espace d’échange d’expertises entre les différents acteurs, outre la présentation des bonnes pratiques concernant la gestion et l’exploitation du couvert forestier.