A Oran, comme dans d’autres villes du pays, l’euro prend une ascension infernale et inexpliquée au marché informel, premier fournisseur en devises pour les opérateurs, comme pour les particuliers qui partent pour la omra, hadj ou en voyage touristique.

Ils doivent débourser ces jours-ci, 20 600 dinars pour 100 euros, après avoir atteint la semaine écoulée, l’équivalent de 20 100 dinars pour 100 euros, un cours similaire auprès de tous les cambistes informels du marché de la Bastille, ou de la Ville- Nouvelle, jusqu’aux revendeurs du square port Saïd, à Alger. Ainsi, le dinar poursuit son effondrement et l’euro a établi un nouveau record, en particulier le lundi 25 décembre. En effet, le prix de vente de l’euro a atteint au marché de changes informel 206 dinars, un niveau jamais atteint depuis le début de la crise en fin 2014. Une valeur qui devrait continuer de monter du fait notamment de l’interdiction de l’importation de près de 1 000 produits. Décision qui pourrait entraîner une hausse de l’importation informelle.

J. M