Inquiétante lors des dernières sorties et loin d’afficher la solidité qu’on lui avait connue lors de la CAN-2019, la défense de l’équipe nationale a donné plus de rassurances lors de la fenêtre FIFA de juin. Sur les 3 sorties contre
la Mauritanie (4-1), le Mali (1-0) et la Tunisie (2-0), les Verts n’ont craqué qu’une seule fois. Et c’était sur une mauvaise relance du portier Oukidja. Cette imperméabilité retrouvée est importante pour les échéances à venir.

Pae Mohamed Touileb
Depuis un moment, l’arrière-garde des «Verts» a affiché des signes inquiétants de permissivité. Pour preuve, les «Fennecs» ont aligné 4 matchs sans enregistrer de clean-sheet à partir de la rencontre amicale contre le Mexique (2-2) en octobre. Le Zimbabwe, par deux fois (3-1/2-2) et le Zimbabwe (3-3), ont trouvé la faille.
Au total, c’était 8 buts encaissés en 4 tests. Un peu trop pour la meilleure défense de la CAN-2019. Durant le tournoi qu’elle a pu remporter en Egypte, l’Algérie a pu compter sur la robustesse de la dernière ligne qui n’a vu les adversaires faire sauter le verrou qu’en deux occasions dont une seule dans le jeu seulement (quart de finale contre la Côte d’Ivoire). Le Nigéria s’en était remis à un penalty pour battre Raïs M’Bolhi.

Atal, pas étincelant mais important
Cette étanchéité retrouvée peut trouver explication dans le retour de Youcef Atal, qui n’avait plus joué avec l’Algérie depuis le 18 novembre 2019 à Gaborone (Botswana), dans le onze de Djamel Belmadi. Certes, le latéral droit de l’OGC Nice n’a pas sa percussion d’avant car il a connu de nombreux pépins physiques. Toutefois, sa présence dans le quatuor défensif donne l’impression de donner un certain équilibre dans cette zone dans sa globalité.
A plusieurs reprises, le sélectionneur Djamel Belmadi a répété que le Niçois est son choix numéro 1 au poste et qu’il sera difficile de le déloger. Si le driver d’El-Khadra insiste sur son indispensabilité, c’est qu’il sait que l’Aiglon est très important pour son dispositif à partir du moment qu’ il est physiquement opérationnel.

Belmadi rappelle que défendre est le rôle de tous
Si on fait une fixette sur la dernière ligne, c’est quelque peu normal. Mais, sans être dans le raccourci, il faut savoir que c’est l’activité globale du bloc qui est importante pour la compacité. Belmadi a tenu à le rappeler au retour des «Guerriers du Désert» à Alger samedi : «C’est très important de ne pas avoir encaissé de buts, lors des deux derniers matchs. Ça montre que nous sommes une équipe bien organisée et que tous les joueurs sont concernés, pas seulement les défenseurs. C’est un équilibre qui commence par nos attaquants qui font bien le travail, en pressant, en se replaçant rapidement», analyse-t-il.
Le retour d’Ismaël Bennacer, absent du regroupement de juin en raison d’une opération au pied, dans l’entre-jeu ne pourrait que bétonner, un peu plus, derrière. Quand on y ajoute l’apport de Ramiz Zerrouki, qui a pleinement donné satisfaction dans le repli, on peut légitimement penser que l’EN a de quoi aller chercher une qualification en Coupe du Monde 2022. Surtout que l’attaque a souvent fait le boulot en se montrant prolifique (13 buts sur les 4 dernières rencontres). Sous les ordres de Belmadi, elle n’est jamais restée muette. Un fait à relever.