La Cour des comptes vient d’adresser une correspondance au ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme au sujet de la gestion des programmes sociaux de l’ADS. En effet, les auteurs de la correspondance s’interrogent au sujet du non-lancement de certains programmes, dont les Tup Himo, travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre, ainsi que le Programme du développement communautaire (Dev Com). Selon des responsables du ministère de la Solidarité nationale, la Direction générale de l’ADS a renvoyé un document à la tutelle en vue de répondre aux préoccupations de la Cour des comptes. 

Seulement, les éléments de réponse contenus dans cette correspondance ne semblent pas « cohérents, ni exhaustifs… la réponse de la Direction générale n’a pas tenu compte des recommandations de l’IGF de 2013 et 2014, d’où cette problématique. De plus, les responsables actuels de l’ADS ne semblent pas en mesure d’expliquer une telle situation de non-consommation des programmes sociaux, à un moment où la société est en ébullition. La Cour des comptes et même le ministère sont restés sur leur faim », explique-t-on.
Avant de renchérir : « Il appartient à Madame la Ministre de prendre les mesures qui s’imposent, avant que la situation ne dégénère davantage. » Selon nos informations, les programmes de l’ADS n’ont pas connu de consommation. « Un taux de 0% dans la consommation des programmes Tup Himo et Dév Com », constatent les responsables de la Cour des comptes, s’appuyant sur les précédents rapports de l’IGF. « Les changements anarchiques et radicaux opérés sur recommandation de ses deux amis, aujourd’hui impliqués directement dans les scandales des projets ONG II et Padselnea, le Directeur général a bouleversé totalement le fonctionnement et la gestion de l’ADS. D’où ces résultats catastrophiques », note-t-on du côté du ministère, où on semble prendre la mesure et l’ampleur des dégâts occasionnés. Reste à savoir si la ministre de la Solidarité agira pour assainir cette situation préjudiciable.