Seize prétendants, un seul sera élu. La 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2017 sera officiellement lancée cette fin d’après-midi à 17h00 au Gabon. Le Continent sera, jusqu’au 5 février prochain, une véritable attraction footballistique. Trois semaines de compétition intense pour essayer de faire une virée sur le toit de l’Afrique et succéder à la Côte d’Ivoire pour palmarès. Pour qui succombera la reine ?

 


Six matchs pour soulever le prestigieux trophée. A l’issue du premier tour et les trois matchs fatidiques, ils ne seront plus que 8 à toujours rêver de la consécration ultime. Par la suite, ils passeront à quatre puis ils ne seront que deux à faire la cour à l’imposante et séduisante Dame Coupe. La couronne fait déchaîner des passions dans un Gabon qui a suppléé la Libye, désignée initialement comme pays hôte de la messe avant d’y renoncer à cause de la situation sécuritaire au pays. Une parenthèse de trois semaines pour tranquilliser une terre gabonaise sujette à la grogne sociale. Sauf si les Gabonais décidaient d’en profiter pour donner plus de portée à leurs revendications. C’est presque le même contexte ayant prévalu lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil. A l’époque, les Brésiliens n’ont pas voulu gâcher la fête car anesthésiés par la ferveur de l’évènement et de la sacralité du foot qui est une religion dans tous les coins de la planète. Pour revenir à la compétition, il y aura, comme le veut la coutume, des favoris, des outsiders, des apprentis mais aussi des absents. On pense ici au Nigéria, triple vainqueur de l’épreuve (1980, 1994 et 2013) et quatorze fois demi-finaliste en 17 phases finales, qui ne sera pas parmi les candidats. En revanche, le redoutable trio composé de l’Egypte (7 titres), le Ghana (4) et le Cameroun (4) sera de la partie. Les trois sélections les plus primées dans la zone CAF seront redoutées et endosseront, malgré elles, le costume de sérieux candidat à la distinction suprême. Les Ghanéens, qui détiennent le record de finales jouées 9), ont été reversés dans un quatuor «D» compliqué avec les Egyptiens et les Maliens ainsi que les Ougandais. L’effet de surprise et la sensation n’est pas à exclure dans ce groupe qui reste ouvert où l’entame sera fondamentale.

Même combat pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie

En outre, la Côte d’Ivoire essayera de conserver sa couronne sans Hervé Renard qui l’avait emmenée jusqu’au sommet de l’Afrique après une attente de 23 ans et deux finales perdues par la génération dorée de Didier Drogba (2006 et 2012). Seulement, le driver Français, sacré contre toute attente avec la Zambie en 2012, sera, cette fois, sur le banc du Maroc. Une réelle plus-value pour les « Lions de l’Atlas » qui passent d’outsiders à potentiels consacrés pour leur 15e participation dans ce rendez-vous. Les Marocains courent derrière une nouvelle étoile depuis 1976 et le «Nouveau Sorcier Blanc» est attendu pour conjurer le sort du coté du Royaume Chérifien. Toujours dans l’Afrique du Nord, deux autres «challengers» seront en lice pour ce rendez-vous : l’Algérie et la Tunisie en l’occurrence. Les deux composent la poule «B» Aque complètent le Zimbabwe et… le Sénégal. Ce dernier aura certainement son mot à dire dans cette CAN selon de nombreux spécialiste. Deux tickets seulement pour trois coutumiers de la CAN, la lutte sera acharnée même si les Sénégalais ne comptent qu’une finale perdue par tirs au but en 2002 contre un triomphe pour nos Fennecs (1990) et autant pour les Tunisiens distingués en 2004 sur leur terre. Evidemment, la nation organisatrice a des chances de durer dans le tournoi. Cette fois, ça sera le Gabon. Emmenés par la vedette Pierre-Emercik Aubameyang (Bourussia Dorttmund) et Mario Lemina (Juventus Turin), les Panthères veulent dévorer leurs adversaires un par un. Ça sera, tout de même, compliqué car ils ont hérité d’un quartet où figurent le Cameroun et le Burkina Faso outre la Guinée-Bissau qui honorera sa toute première participation dans le rendez-vous biennal. Si les drapeaux, les couleurs et les CV sont diverses, le rêve est unique : dompter la meute et se parer d’or.